Régime Anti-Inflammatoire Seignalet

Régime anti-inflammatoire

L’alimentation saine et équilibrée est le cœur de mon métier de naturopathe. Mon mari étant atteint de la maladie de Crohn depuis plus de 20 ans, lorsque j’ai commencé à m’intéresser aux médecines douces, aux médecines alternatives, j’ai tout de suite été interpellé par les travaux du régime anti-inflammatoire Seignalet. Aujourd’hui, en rémission depuis 6 ans, il ne suit pas exactement le régime à la lettre mais certaines directives comme l’exclusion des produits laitiers et un minimum de gluten lui permettent de ne plus avoir d’inflammation à bas bruit de manière chronique.

Beaucoup de problèmes de santé que nous connaissons à ce jour étaient inexistants au début du XXe siècle. Dans quelle mesure l’alimentation moderne, dénaturée, avec les multiples transformations pour intensifier et accélérer le rendement, serait le facteur principal du développement de ces maladies chroniques ?

Un homme, Jean Seignalet, brillant chercheur, biologiste et spécialiste de l’immunologie a pourtant réussi à mettre en exergue les mécanismes provoquant ces pathologies inconnues. Il a ainsi théorisé un régime alimentaire qualifié d’hypotoxique. Je vous propose de découvrir en détail, les différentes facettes et méthodes d’application de ce régime anti-inflammatoire Seignalet !

Alimentation, première médecine naturelle

C’est le Docteur Seignalet, ancien interne des hôpitaux de Montpellier, Maître de conférences à la faculté de médecine, biologiste, et pionnier de la transplantation rénale, qui a mis en évidence que la modernisation de l’alimentation était la cause des principales maladies chroniques de civilisation. Pour autant, une modification d’alimentation viendrait à bout de beaucoup d’entre elles.

Il focalisera ses recherches sur un rééquilibrage à partir d’une alimentation vivante, saine, simple et biologique. Cet homme passera 20 ans de sa vie à suivre plus de 2500 patients. Il réussira à mettre en évidence que l’alimentation saine, vivante et surtout ancestrale, agit avec succès sur près de 91 pathologies ! Ce médecin souhaitera faire part du fruit de son travail à ses pairs et au grand public. Il se lancera dans la rédaction d’un recueil de 20 ans de recherche et publiera « L’alimentation ou la troisième médecine » ou le régime anti-inflammatoire de Seignalet.

Fruits et légumes en quantité pour contrer l’inflammation

L’évolution de l’alimentation

Depuis environ 5 millions d’années, les ancêtres de l’homme moderne (homo habilis, homo erectus) et l’homo sapiens avaient le même type d’alimentation. Ils étaient nomades, chassaient et cueillaient leur nourriture. Ce qui signifie qu’ils se nourrissaient de viande, d’œufs, de poisson, de miel, de céréales, de légumes et fruits sauvages. Par ailleurs, et bien que le feu ait été inventé, il y a 400 000 ans, les humains de l’ère mésolithique ne consommaient que peu d’aliments cuits.

La proportion et répartition des nutriments

Ainsi, les protéines dominaient les repas avec 33 %, dont 75 % étaient animales. Nous en consommons aujourd’hui 11%, dont 62 % sont d’origine animale.

22 % étaient constitués de lipides, dont 41 % d’origine animale. Nous consommons aujourd’hui 37 % de lipides dont 75 % d’origine animale.

La sucre comptabilisait, 45 % de glucides dont 41 %, sans quasiment de saccharose et de lactose. Les sucres composent à présent 52 % de notre alimentation dont 27 % de saccharose et 5 % de lactose. En résumé , ils consommaient 3 x plus de protéines que nous avec une proportion plus forte issue du monde animal. Pour autant, au niveau des graisses (lipides), ils en consommaient beaucoup moins, notamment les graisses animales. Leur ratio acides gras poly-insaturés/acides gras saturés étant ainsi beaucoup plus qualitatif, il se situait à 1.4 alors que le nôtre à présent est de 0.25. Les glucides étaient plutôt équivalents, mais la différence importante est la composition: il n’y avait pas de sucres industriels transformés comme la betterave, la canne à sucre et les produits laitiers!

En prime, l’alcool n’existait pas, les fibres étaient 3 x plus nourrissantes, les vitamines bien plus abondantes (4 x plus qu’au XXe siècle). Et cette nourriture originelle était beaucoup plus pauvre en sodium et plus qualitative en potassium et calcium.

Le XXe l’industrie agro-alimentaire et gros changements comme :

  • La préparation des huiles
  • L’ajout de diverses substances dans la nourriture des animaux d’élevage et des plantations qui constitue la pire pollution alimentaire
  • Des carences en vitamines, mais surtout en minéraux émanant d’une volonté par différentes méthodes, d’intensifier et d’accélérer l’élevage et l’agriculture.

Les 6 changements majeurs :

  • La consommation de céréales domestiques
  • La pollution alimentaire
  • La cuisson
  • La consommation des laits animaux ainsi que de leurs dérivés
  • La préparation des huiles
  • Le risque accru de carences en vitamines et minéraux

Prenons comme exemple  le blé moderne, bio ou non, ce dernier contient à présent 42 chromosomes au lieu des 14 initiaux ! A Noël, dégusteriez-vous une dinde à 15 cuisses ? Bien sûr que non, cela vous paraîtrait tout sauf naturel ! Et bien pour le blé actuel, c’est identique. Tout comme le maïs et l’orge connaît le même problème.  

Les modifications génétiques énormes par exemple de certaines protéines des céréales, n’ont pas permis à notre organisme de s’adapter à un tel changement en si peu de temps ! C’est pour cette raison que le nombre exponentiel de personnes souffrant d’allergies et d’intolérances alimentaires a littéralement explosé ces 10 dernières années. Quand ce ne sont pas des pathologies plus ou moins graves et invalidantes que peuvent être la maladie de Crohn, le diabète, la spondylarthrite ankylosante, etc.

Beaucoup d’études médicales à présent dans le monde entier, rapportent qu’il existe un lien étroit entre l’alimentation et certaines maladies infantiles comme l’autisme, l’hyperactivité et d’autres. Le livre du dct Natacha Campbell McBride, le syndrome entéropsychologique, GAPS, accrédite avec beaucoup d’arguments probants ce lien.

Régime anti-inflammatoire Seignalet : pour contrebalancer l’inflammation

L’alimentation hypotoxique est synonyme d’une alimentation ancestrale, saine, bio et équilibrée. En naturopathie, nous travaillons de la même manière. Celle-ci sera exempte de sucres rapides et industriels, de lactose, de gluten, mais riche en aliments crus et un mode de cuisson douce pour le reste.

Principe 1 Suppression totale des céréales modernes et les laits animaux

Pour les laits animaux ce sont bien tous les laits, de la vache à la chèvre en passant par la brebis ainsi que tous les dérivés associés comme le beurre, la crème, les glaces, yaourts, fromage.
Sont concernés pour les céréales : le maïs, le blé, le seigle, l’orge, l’avoine, millet, kamu, épautre, petit épautre et tous leurs dérivés comme le son, les farines, les pains (même bio et complet), les semoules, pâtes, pizza, pancakes, corn flakes, bière, pizza, biscottes, les viennoiseries et tous les produits industriels qui en contiennent.

Principe 2 Consommation d’aliments crus , cuisson douce

Mangez en abondance les fruits et légumes crus et frais d’agriculture biologique pour conserver tous les minéraux et vitamines. À assaisonner avec des huiles crues, vierge et bio pour apporter de bons acides gras essentiels (chanvre, lin, cameline, noix et olive). Les huiles raffinées sont à exclure ainsi que la margarine, car elles contiennent des huiles  hydrogénées. Consommer également des oléagineux comme l’amande blanche, la noisette et les noix du Brésil. Évitez les amandes complètes trop riches en acide phytique et facteurs anti nutritionnels empêchant la bonne absorption des nutriments.
Limitez autant que possible la cuisson des protéines et les aliments riches en acides gras qui sont les plus fragiles et qui sont sensibles à la chaleur comme les jaunes d’œufs, les viandes, les oléagineux, les huiles.
Évitez tout sucre blanc surcuit comme les confitures, les sucreries.
La vapeur, le bain-marie , la cuisson à l’étouffée sont les cuissons les plus douces. Elles doivent être inférieures à 110°.

Principe 3 Diversification du régime anti-inflammatoire Seignalet

Ensuite à vous de vous faire plaisir avec tous les aliments sains les plus à même d’apporter tous les nutriments essentiels à votre organisme, à savoir :
Les crudités
Les fruits
Les huiles vierges
Les fruits secs et oléagineux
Tous les légumes verts
Les légumes secs et oléagineux
Les charcuteries crues
Les viandes, les œufs (au jaune liquide donc), les poissons, les crustacés, mollusques et coquillages
Misez sur les condiments, herbes aromatiques et épices : sel complet, poivre, moutarde, vinaigre, citron, câpres, cornichons, olives, oignons, ail, curry, curcuma, etc. Le sucre complet, les miels et pollens : car ce sont des produits naturels. Le chocolat noir est autorisé s’il est biologique, mais à limiter. Vous pouvez à présent consommer du chocolat cru, exempt de molécule de Maillard.

Les anti-oxydants pour une alimentation saine et alcaline

Appliquer le régime anti-inflammatoire Seignalet grâce à la naturopathie

Le plus difficile est surtout d’abandonner ses habitudes, car elles sont souvent ancrées depuis longtemps. Certains principes sont considérés comme des vérités absolues comme par exemples les produits laitiers. Les craintes rencontrées peuvent provenir d’une inquiétude concernant des carences. Le mieux est d’expérimenter pour connaître ses limites et surtout afin de pouvoir ressentir les bienfaits du régime Seignalet.

Se nourrir autrement

Supprimer le tabac

Nous connaissons tous l’effet désastreux du tabac sur la santé. 30 substances issues du tabac sont cancérigènes sur les 4 000 qui le composent. Sans parler des cancers, l’athérosclérose avec ses complications comme les accidents cérébraux et coronariens, les accidents vasculaires lorsque le tabac est associé à la prise de pilule contraceptive, etc.
Toutefois, deux arguments font tout de même souvent mouche. Ainsi, à partir de 20 cigarettes, il a été observé :

18 ans de durée de vie en moins
50% des fumeurs ne dépassent pas les 70 ans
Le tabac est donc à proscrire, bien sûr dans le cadre du régime anti-inflammatoire Seignalet.

Avoir une activité physique

7 ans de vie gagnée si vous faites une marche rapide de 1 heure chaque jour. Avec une activité physique plus intense, comme un jogging quotidien, le gain est de 18 ans. Hormis, être en cas de handicaps ou souffrant de maladies très douloureuses, il est très bénéfique d’avoir une activité physique ou sportive chaque jour avec notamment des activités accélérant le rythme cardiaque d’une manière importante sont les plus bénéfiques.

Éviter toutes les sources de stress

Il est important en premier lieu de définir ce qu’est un bon stress, appelé EUSTRESS et de le différencier d’un stress délétère devenu chronique et pathologique, le DISTRESS.

Suivant la façon dont votre organisme perçoit un élément, un stress pourra être bénéfique ou délétère. En sachant qu’un stress, dit positif, est une capacité d’adaptation à un événement. Il est constructif, dynamisant, nous poussant à accomplir toutes sortes de projets et d’objectifs. Il nous pousse à l’action, et nous permet d’avoir l’énergie suffisante pour aborder une situation dans son ensemble. C’est véritablement un booster de performances et il est important de le voir comme tel. Il nous permet la motivation et l’excitation. Sans lui, point de dépassement de soi, d’exaltation, la vie en serait triste et fade !
Bien sûr, il est naturellement impossible de supprimer les sources de stress négatif mais plutôt se bâtir une philosophie permettant de mieux tolérer ceux qui sont inévitables que nous rencontrons tous.

Prendre des probiotiques

Les bacilles lactiques sont présents de manière normale dans un intestin sain. Pour autant, un apport quotidien et répété modifie de manière significative la composition de la flore. Il est souvent induit par notre alimentation moderne la formation de flore de putréfaction, composée de bactéries virulentes. Ces bactéries lactiques permettent d’accroître une transformation en flore de macération ou fermentation, beaucoup plus physiologique. Les gélules permettent la protection des bacilles contre l’action destructive du suc gastrique. Ainsi, leur contenu sera directement la libérer dans le grêle. Conformément aux travaux du Dct Seignalet, la suppression du gluten et des produits laitiers, une alimentation assez crue (sauf en cas de crise de colite aigüe bien entendu) et l’ajout de ferments lactiques ont toujours une action très bénéfique sur le fonctionnement intestinal.

Vous connaissez à présent les bases du régime anti-inflammatoire Seignalet. Il est important de préciser que ce régime est à visée thérapeutique sur des maladies inflammatoires chroniques. Ce n’est pas une alimentation adaptée si vous n’avez pas de problématique de santé. Si vous n’avez pas de soucis de santé, ou d’allergies et/ou intolérances, vous n’avez pas besoin d’éliminer le gluten (le bon, je m’entends, celui des variétés de céréales anciennes).

C’est pourquoi, si vous souhaitez vous faire accompagner pour une problématique de santé, pour un rééquilibrage alimentaire suivant votre terrain, n’hésitez pas à prendre rendez-vous à mon cabinet de Lyon, entre la place Bellecour et la place des Jacobins, ou à distance par visioconférence, je serais ravie de pouvoir vous accompagner

Source : L’alimentation ou la troisième médecine. Jean Seignalet – Ed. du Rocher

Sophie Rodriguez, Naturopathe à Lyon

La santé est le bien le plus précieux que nous ayons. Je me consacre à ma passion qui est de vous guider pour atteindre ou conserver la pleine santé par des techniques de prévention de santé naturelles.

12 janvier 2021

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