Pourquoi je ne tombe pas enceinte alors que j’ovule ? Comprendre les causes

Date14 MAR 2026 | FERTILITÉ | rédigé par Sophie Rodriguez

Sophie Rodriguez

Naturopathe spécialisée en fertilité et troubles hormonaux
Cabinet à Lyon et consultations en ligne

+600 femmes accompagnées depuis 7 ans

Formée et certifiée à l’école Euronature
Référencée par la Fédération Française de Naturopathie

Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical.

Pourquoi je ne tombe pas enceinte alors que j’ovule – femme réfléchissant à sa fertilité

Les points essentiels à retenir

Pourquoi je ne tombe pas enceinte alors que j’ovule ? C’est une question que beaucoup de femmes se posent lorsque les cycles semblent fonctionner normalement mais que la grossesse tarde à s’installer.

  • Ovuler ne garantit pas une grossesse. La conception dépend aussi de la qualité de l’ovule, de la rencontre avec les spermatozoïdes et de la capacité de l’utérus à accueillir l’embryon.
  • Même chez un couple fertile, les chances de concevoir par cycle sont d’environ 20 à 30 %.
  • Plusieurs facteurs peuvent empêcher la grossesse malgré une ovulation normale : qualité ovocytaire, endomètre peu réceptif, mauvais timing des rapports ou facteur masculin.
  • Dans certains cas, les examens médicaux sont normaux, mais des mécanismes plus subtils peuvent freiner la conception.
  • Infertilité inexpliquée ne signifie pas stérilité : de nombreux couples finissent par devenir parents.
  • Comprendre les différentes étapes de la conception permet souvent d’identifier les leviers à activer pour optimiser la fertilité.

Il y a souvent un moment où cette question apparaît. Parfois après quelques mois d’essais. Parfois plus tard. Les cycles sont réguliers, l’ovulation est confirmée, les rapports ont lieu au bon moment… et pourtant, rien ne se passe. Alors la même question revient souvent.

Pourquoi je ne tombe pas enceinte alors que j’ovule ?

Cette situation est beaucoup plus fréquente qu’on ne le croit. Et surtout, elle déstabilise souvent. Parce que lorsque l’on sait que l’ovulation a lieu, on a l’impression que l’essentiel est déjà là. Comme si le corps avait fait le plus difficile. En réalité, la fertilité fonctionne autrement.

L’ovulation est indispensable, bien sûr. Sans ovulation, il ne peut pas y avoir de grossesse. Mais ce n’est que le début du processus. Après la libération de l’ovocyte, plusieurs événements doivent encore se produire dans le corps pour qu’une grossesse démarre vraiment. La rencontre avec les spermatozoïdes, la fécondation, puis l’implantation de l’embryon dans l’utérus.

Et c’est justement là que les choses peuvent parfois se compliquer.

Car même lorsque l’ovulation est bien présente, certains mécanismes peuvent ralentir la conception. C’est pour cette raison qu’il arrive d’ovuler sans tomber enceinte pendant plusieurs cycles, même lorsque tout semble fonctionner normalement.
Comprendre ce qui se passe réellement dans le corps entre l’ovulation et le début d’une grossesse permet souvent de mettre des mots sur cette situation… et surtout d’identifier ce qui peut aider la fertilité à se remettre en mouvement.

Peut-on ovuler sans tomber enceinte ?

Oui, il est tout à fait possible d’ovuler sans tomber enceinte. L’ovulation signifie simplement que l’ovaire libère un ovocyte. Mais pour qu’une grossesse démarre réellement, plusieurs étapes biologiques doivent ensuite se dérouler correctement : la rencontre avec les spermatozoïdes, la fécondation, puis l’implantation de l’embryon dans l’utérus.
Autrement dit, l’ovulation ne marque pas la fin du processus de conception. Elle en est seulement le point de départ. La fertilité humaine fonctionne comme une succession d’événements très précis qui doivent s’enchaîner au bon moment, dans le bon environnement.

Lorsque l’un de ces mécanismes se décale légèrement, même de façon invisible, la grossesse peut mettre plus de temps à s’installer. C’est d’ailleurs une situation que beaucoup de femmes rencontrent : l’ovulation est bien présente, les cycles semblent réguliers, mais la conception tarde. Comprendre ce qui se joue entre l’ovulation et le début d’une grossesse permet justement d’éclairer ce phénomène. La fertilité repose sur plusieurs étapes successives, et chacune d’elles joue un rôle déterminant dans la possibilité de concevoir.

Les étapes nécessaires pour qu’une grossesse démarre

On parle souvent de l’ovulation comme de l’étape clé de la fertilité. En réalité, la conception repose sur une succession de mécanismes biologiques très précis qui doivent s’enchaîner dans le bon ordre.

Pour qu’une grossesse démarre, plusieurs conditions doivent être réunies :

L’ovulation doit avoir lieu
L’ovaire libère un ovocyte mature, capable d’être fécondé. Cet ovocyte est ensuite capté par la trompe de Fallope.

  • Les spermatozoïdes doivent atteindre la trompe.
    Ils doivent survivre dans l’environnement vaginal puis remonter les voies génitales féminines jusqu’à l’ovocyte.
  • La fécondation doit se produire.
    Un spermatozoïde pénètre l’ovocyte et forme un embryon.
  • L’embryon commence son développement.
    Pendant plusieurs jours, il poursuit sa migration vers l’utérus tout en se divisant.
  • L’embryon doit s’implanter dans l’endomètre.
    Cette étape s’appelle la nidation. Sans implantation dans la muqueuse utérine, la grossesse ne peut pas démarrer.

Autrement dit, même lorsque l’ovulation est confirmée, il suffit qu’une seule de ces étapes se déroule moins bien pour que la grossesse ne s’installe pas immédiatement.

Pourquoi la grossesse ne survient pas à chaque cycle

C’est une réalité qui surprend souvent lorsque l’on démarre un projet bébé : même lorsque l’ovulation a bien lieu et que tout semble fonctionner normalement, la grossesse ne survient pas forcément à chaque cycle.

La fertilité humaine reste en réalité relativement limitée par cycle. Plusieurs événements doivent se produire au bon moment : la rencontre entre l’ovule et les spermatozoïdes, la fécondation, le développement de l’embryon, puis son implantation dans l’endomètre, appelée nidation.

Même lorsque ces mécanismes sont physiologiquement possibles, les probabilités naturelles de conception restent modestes.

On estime généralement que :

20 à 30 % des cycles aboutissent à une grossesse chez un couple fertile
• environ 60 % des couples conçoivent dans les six premiers mois d’essais
• et 80 à 85 % dans l’année

Autrement dit, il est tout à fait normal que la grossesse ne se produise pas immédiatement, même lorsque l’ovulation est confirmée et que les rapports ont lieu au bon moment.

Lorsque les cycles passent et que la grossesse tarde à s’installer, cela ne signifie pas forcément qu’il existe un problème majeur. Mais cela peut parfois indiquer que l’une des étapes de la conception, de la fécondation ou de l’implantation embryonnaire, ne se déroule pas dans les conditions les plus favorables.

Les causes possibles quand vous ovulez mais ne tombez pas enceinte

Même lorsque l’ovulation est confirmée, plusieurs mécanismes peuvent ralentir ou empêcher la conception. Certains concernent la qualité de l’ovule, d’autres la rencontre avec les spermatozoïdes ou encore la capacité de l’utérus à accueillir l’embryon.


Le tableau ci-dessous résume les situations les plus fréquentes observées lorsque l’on ovule mais que la grossesse tarde à venir.

Facteur possible Ce qui se passe biologiquement Impact sur la conception
Mauvais timing des rapports L’ovule et les spermatozoïdes ne se rencontrent pas au bon moment Fécondation impossible
Ovulation de mauvaise qualité Ovocyte immature ou altéré Embryon moins viable
Qualité ovocytaire diminuée Stress oxydatif ou vieillissement ovocytaire Difficulté de fécondation
Endomètre peu réceptif Muqueuse utérine insuffisamment préparée Implantation difficile
Facteur masculin Mobilité ou morphologie des spermatozoïdes altérée Fécondation moins probable

Dans la réalité, ces facteurs ne s’excluent pas toujours les uns les autres. Il arrive souvent que plusieurs mécanismes se combinent : une ovulation présente mais de qualité moyenne, un endomètre un peu moins réceptif ou un timing des rapports légèrement décalé. Comprendre ces différents éléments permet justement d’identifier ce qui peut freiner la conception lorsque l’ovulation est bien présente.

Pour y voir plus clair, regardons maintenant les causes les plus fréquentes lorsque l’on ovule mais que la grossesse ne survient pas.

Pourquoi certaines femmes ovulent mais ne tombent pas enceintes

Lorsque l’ovulation est confirmée mais que la grossesse tarde à venir, beaucoup de femmes ont l’impression que quelque chose ne fonctionne pas dans leur corps. Pourtant, la fertilité repose sur une succession d’événements biologiques très précis. Il suffit parfois qu’un seul élément soit légèrement décalé pour que la conception prenne plus de temps.

Dans la pratique, certaines situations reviennent particulièrement souvent lorsque l’on ovule mais que la grossesse ne survient pas.

Une mauvaise estimation de la fenêtre fertile

La fertilité féminine ne s’étend pas sur tout le cycle. Elle correspond à ce que l’on appelle la fenêtre fertile, c’est-à-dire la période pendant laquelle une fécondation est possible.

Cette fenêtre dure en moyenne 5 à 7 jours par cycle.

Elle correspond aux jours qui précèdent l’ovulation et au jour même de l’ovulation. Cela s’explique par la durée de vie différente des gamètes. Les spermatozoïdes peuvent survivre 3 à 5 jours dans les voies génitales féminines, notamment parce qu’une partie d’entre eux est temporairement retenue dans les cryptes cervicales du col de l’utérus, protégés par la glaire cervicale avant de poursuivre leur migration vers les trompes.

L’ovocyte, lui, reste fécondable pendant une période beaucoup plus courte, généralement 24 heures, parfois jusqu’à 48 heures.

Autrement dit, même lorsque l’ovulation a lieu, les rapports doivent se situer dans ce laps de temps relativement restreint pour que la rencontre entre l’ovule et les spermatozoïdes soit possible. Dans la pratique, il arrive donc fréquemment que les rapports aient lieu quelques jours trop tôt… ou quelques jours trop tard.

Une ovulation présente mais de mauvaise qualité

Ovuler ne signifie pas toujours produire un ovocyte parfaitement mature et viable. Certaines femmes ovulent régulièrement, mais l’ovocyte libéré peut être moins capable d’être fécondé ou de donner un embryon qui poursuivra son développement.

Dans ces situations, l’ovulation est bien présente sur les examens ou les courbes de cycle, mais la qualité de l’ovocyte peut être altérée. Certains indices dans le cycle peuvent parfois suggérer que l’ovulation n’est pas optimale.

La qualité ovocytaire

La qualité ovocytaire correspond à la capacité d’un ovocyte à être fécondé puis à donner un embryon viable. Autrement dit, toutes les ovulations ne se valent pas forcément : un ovocyte peut être libéré… sans pour autant présenter les meilleures conditions pour une fécondation et un développement embryonnaire.


Avec l’âge ou certains déséquilibres du terrain (stress oxydatif, inflammation chronique ou carences nutritionnelles) les ovocytes peuvent devenir plus fragiles. Dans ces situations, la fécondation peut être plus difficile ou l’embryon peut avoir davantage de difficultés à se développer.
Certaines recherches suggèrent notamment que le stress oxydatif, c’est-à-dire un excès de radicaux libres dans les cellules, pourrait progressivement altérer le fonctionnement des ovocytes.

Plusieurs facteurs peuvent influencer cette qualité :

l’âge
le stress oxydatif
le statut nutritionnel
l’équilibre hormonal

Ces paramètres participent tous à créer un environnement plus ou moins favorable à la fécondation et au développement de l’embryon.

La réceptivité de l’endomètre et la nidation

Même lorsque la fécondation a lieu, la grossesse ne peut commencer que si l’embryon parvient à s’implanter dans l’utérus.

Cette étape s’appelle la nidation et dépend en grande partie de la qualité de l’endomètre, la muqueuse qui tapisse l’utérus.

Pour que l’implantation soit possible, cet endomètre doit atteindre une certaine épaisseur et présenter un environnement favorable. Dans certaines situations, plusieurs facteurs peuvent compliquer cette implantation :

un endomètre trop fin
• une inflammation de la muqueuse utérine
une endométrite chronique

Le facteur masculin

On a longtemps considéré la fertilité comme un sujet essentiellement féminin. Pourtant, les études montrent qu’un facteur masculin est impliqué dans environ 40 à 50 % des difficultés à concevoir.

Plusieurs paramètres du sperme peuvent influencer la fertilité :

• la concentration des spermatozoïdes
• leur mobilité
• leur morphologie
• la fragmentation de l’ADN spermatique

Lorsque ces paramètres sont altérés, la rencontre entre l’ovule et les spermatozoïdes devient plus difficile.

L’infertilité inexpliquée

Dans certains parcours, tous les examens médicaux semblent normaux : l’ovulation est présente, les trompes sont perméables et le spermogramme est correct… et pourtant la grossesse ne survient pas.

On parle alors d’infertilité inexpliquée, une situation qui concerne environ 10 à 25 % des couples.

Ce terme signifie simplement que les examens standards n’ont pas permis d’identifier clairement la cause des difficultés à concevoir.

Quand les examens sont normaux mais que la grossesse tarde

C’est une situation qui déstabilise beaucoup de femmes. Les examens reviennent normaux, les médecins se veulent rassurants… et pourtant les cycles passent sans que la grossesse ne s’installe.

Dans un parcours de fertilité, les premiers bilans médicaux explorent généralement plusieurs éléments essentiels : l’ovulation, la perméabilité des trompes, l’aspect de l’utérus et les paramètres principaux du spermogramme.

Lorsque ces résultats sont rassurants, on peut avoir l’impression que tout devrait fonctionner. Pourtant, la fertilité humaine est plus subtile que cela. Certains mécanismes qui influencent la conception ne sont pas toujours visibles dans les examens standards.

Par exemple, plusieurs facteurs peuvent exister même lorsque les bilans sont normaux :

• une qualité ovocytaire moins optimale
• une phase lutéale un peu courte
• une réceptivité de l’endomètre imparfaite au moment de la nidation
• une inflammation silencieuse de la muqueuse utérine
• un environnement hormonal qui ne favorise pas complètement l’implantation

Dans ces situations, les résultats peuvent sembler rassurants sur le papier, alors que certaines conditions nécessaires à la conception ne sont pas réunies au même moment.
C’est souvent à ce stade que les questions apparaissent : est-ce que quelque chose m’échappe ? est-ce que mon cycle fonctionne vraiment comme il devrait ?

Prendre un peu de recul pour analyser l’ensemble du cycle et certains signaux du corps permet parfois de mieux comprendre ce qui se joue.

Fertilité : faire le point sur votre situation

Si vous essayez de comprendre pourquoi la grossesse tarde à venir, ce bilan vous permet de faire un premier point sur votre situation.

Le questionnaire explore notamment :

  • votre cycle
  • vos symptômes
  • vos examens éventuels

afin d’identifier les pistes les plus pertinentes pour la suite.

→ Accéder au bilan de fertilité

Ce que j’observe le plus souvent en cabinet

Lorsque des femmes viennent me consulter parce qu’elles n’arrivent pas à tomber enceinte, la situation est souvent la même au départ : les cycles sont réguliers, l’ovulation semble présente, et les premiers examens médicaux sont rassurants.

Pourtant, les mois passent. Le projet bébé s’installe dans la tête, l’attente devient plus lourde, et une question revient presque toujours :

“Si j’ovule… pourquoi la grossesse ne vient-elle pas ?”

Avec l’expérience, certains profils reviennent régulièrement. Pas des diagnostics, bien sûr, mais des configurations du cycle qui peuvent ralentir la conception, même lorsque l’ovulation est bien là.

Une phase lutéale trop courte

Je pense par exemple à Agathe, 33 ans, venue me consulter après neuf mois d’essais pour concevoir.

Ses cycles étaient réguliers, ses tests d’ovulation positifs, et son gynécologue lui avait confirmé qu’elle ovulait normalement.

En regardant son cycle de plus près, un détail apparaissait pourtant : la phase lutéale durait environ neuf jours entre l’ovulation et l’arrivée des règles.

Cette phase correspond au moment où la progestérone transforme l’endomètre pour le préparer à l’implantation embryonnaire. Chez la plupart des femmes, elle dure entre 11 et 14 jours.

Lorsqu’elle est plus courte, la fenêtre pendant laquelle l’utérus peut accueillir un embryon peut devenir plus étroite, ce qui peut rendre la nidation plus difficile.

L’ovulation est bien présente. Mais la synchronisation du cycle est parfois moins favorable à la grossesse.

Une glaire cervicale peu favorable à la fécondation

Une autre situation que je rencontre souvent concerne la glaire cervicale, un élément pourtant essentiel dans la fertilité.

Je me souviens de Cyrielle, 30 ans, qui suivait très attentivement son cycle. Elle détectait son ovulation chaque mois, mais elle me disait presque toujours la même chose :

« Je ne vois jamais vraiment de glaire fertile. »

Cette glaire, sécrétée sous l’effet des œstrogènes, joue un rôle fondamental dans la conception. Elle facilite la progression des spermatozoïdes et leur permet de survivre plusieurs jours dans l’appareil génital féminin.

Dans les conditions optimales, les spermatozoïdes peuvent vivre jusqu’à cinq jours, notamment en se logeant dans les cryptes du col de l’utérus, qui agissent comme un réservoir naturel.

Mais lorsque la glaire est insuffisante ou de mauvaise qualité, la rencontre entre l’ovule et les spermatozoïdes devient plus difficile, même si l’ovulation a lieu.

Plusieurs facteurs peuvent influencer cet équilibre : une montée d’œstrogènes insuffisante, un excès d’androgènes, certaines situations inflammatoires, ou encore des troubles digestifs comme la constipation, qui peuvent modifier l’environnement pelvien.
Le stress chronique peut également influencer la fertilité. Lorsque le cortisol, l’hormone du stress, reste élevé sur une longue période, il peut perturber les interactions entre les axes hormonaux qui régulent la reproduction et modifier l’équilibre du cycle féminin, comme l’expliquent certaines recherches sur les interactions entre stress et fertilité.

Un endomètre insuffisamment réceptif

Enfin, il arrive que l’ovulation se produise normalement et que la fécondation ait même lieu… mais que l’implantation embryonnaire ne se fasse pas correctement.

C’était par exemple le cas de Najet, 36 ans, qui essayait de concevoir depuis plus d’un an.

Lors d’une échographie réalisée autour de l’ovulation, son endomètre mesurait environ 5 millimètres. Pourtant, au moment où l’utérus se prépare à accueillir un embryon, on observe généralement une épaisseur entre 7 et 12 millimètres.
Or la nidation, c’est-à-dire l’implantation de l’embryon dans la paroi utérine, se produit environ 5 à 7 jours après la fécondation. Pour que cette étape se déroule correctement, l’endomètre doit être suffisamment préparé.

Lorsqu’il reste trop fin ou peu réceptif, la grossesse peut avoir plus de difficulté à s’installer, même lorsque l’ovulation et la fécondation ont eu lieu.
Dans la réalité, la fertilité est rarement bloquée par un seul facteur isolé.

La conception repose plutôt sur un équilibre délicat entre plusieurs paramètres physiologiques : l’équilibre hormonal du cycle, la qualité ovocytaire, l’environnement de l’utérus, mais aussi la fertilité masculine. Lorsque l’un de ces éléments se dérègle légèrement, la fécondation peut devenir plus difficile ou l’implantation embryonnaire moins favorable. C’est pour cette raison que certaines femmes ovulent parfaitement, ont des cycles réguliers, et pourtant voient la grossesse tarder à s’installer.

Avec le temps, j’ai appris qu’en fertilité, ce sont souvent de petits déséquilibres qui, mis bout à bout, ralentissent la conception.
Et c’est précisément en prenant le temps d’observer l’ensemble du cycle, dans sa globalité, que certaines pistes commencent à apparaître.

couple discutant des difficultés à tomber enceinte malgré l’ovulation
Couple discutant d’un projet bébé après plusieurs cycles sans grossesse malgré une ovulation présente.

Ovulation confirmée mais pas de grossesse : que peut-il se passer ?

Beaucoup de femmes arrivent en consultation avec la même question. Les cycles sont réguliers. L’ovulation est confirmée. Les examens sont rassurants.

Et pourtant, les mois passent. Au fil des cycles, le projet bébé prend de plus en plus de place. On commence à observer son corps différemment, à compter les jours, à espérer à chaque retard de règles… puis à se demander, doucement :
« Si tout fonctionne… pourquoi je ne tombe pas enceinte ? »

Dans ces situations, la réponse la plus fréquente est souvent la même :
« tout est normal, il faut attendre ». Mais la conception ne dépend pas d’un seul élément. Pour qu’une grossesse s’installe, plusieurs mécanismes doivent se synchroniser au même moment :
la qualité de l’ovocyte, l’équilibre hormonal du cycle, la rencontre avec les spermatozoïdes, puis la capacité de l’endomètre à accueillir l’embryon.

Il suffit parfois qu’un de ces paramètres soit légèrement désynchronisé pour que la grossesse mette plus de temps à s’installer, même lorsque l’ovulation est bien présente. C’est souvent en prenant un peu de recul sur l’ensemble du cycle que certaines pistes apparaissent :
le fonctionnement hormonal, la qualité de la glaire cervicale, le timing réel de la fenêtre fertile, l’environnement utérin, ou encore certains facteurs de terrain qui peuvent influencer la fertilité.

Pour beaucoup de femmes engagées dans un projet bébé, ce regard plus global permet enfin de comprendre ce qui se joue réellement dans leur cycle et d’avancer avec une direction plus claire.

Si vous avez l’impression que tout semble normal mais que la grossesse tarde malgré l’ovulation, il peut être utile de prendre un moment pour analyser votre situation de manière plus approfondie.

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Questions fréquentes sur l’ovulation et la grossesse

Lorsque l’on essaie de concevoir, de nombreuses questions reviennent naturellement. Même lorsque l’ovulation est confirmée, il peut être difficile de comprendre pourquoi la grossesse tarde à arriver.

Voici les réponses aux questions les plus fréquentes que se posent les femmes engagées dans un projet bébé.

Peut-on ovuler sans tomber enceinte ?

Oui. L’ovulation est une condition nécessaire pour concevoir, mais elle ne garantit pas une grossesse. Pour qu’une conception ait lieu, plusieurs étapes doivent se produire : la rencontre entre l’ovule et les spermatozoïdes, la fécondation, puis l’implantation de l’embryon dans l’utérus, appelée nidation.

Pourquoi je ne tombe pas enceinte alors que j’ovule ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation : une mauvaise estimation de la fenêtre fertile, une qualité ovocytaire diminuée, un endomètre peu réceptif, ou encore un facteur masculin lié à la qualité des spermatozoïdes.

Est-il normal de ne pas tomber enceinte immédiatement ?

Oui. Même chez des couples fertiles, la probabilité de grossesse par cycle est d’environ 20 à 30 %. En pratique, environ 60 % des couples conçoivent en six mois et 80 à 85 % dans l’année.

Combien de temps faut-il en moyenne pour tomber enceinte ?

Chez un couple fertile ayant des rapports réguliers pendant la fenêtre fertile, la majorité des grossesses surviennent dans les 12 premiers mois d’essais.

Quand consulter pour des difficultés à concevoir ?

Il est généralement recommandé de consulter :

après 12 mois d’essais si vous avez moins de 35 ans
après 6 mois d’essais si vous avez plus de 35 ans

Sophie Rodriguez
Naturopathe certifiéespécialisée en fertilité & troubles hormonaux à Lyon et en visioconférence.
Certifiée et référencée par la Fédération française de naturopathie (FENA).
Depuis 5 ans, j’accompagne des femmes en conception naturelle et en parcours PMA avec une approche centrée sur la physiologie, la nutrition clinique et l’hygiène de vie, en complément du suivi médical.
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Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation médicale.

Sources scientifiques sur la fertilité féminine

Les informations présentées dans cet article s’appuient sur des données issues de la littérature scientifique concernant la fertilité humaine, les mécanismes hormonaux du cycle et les facteurs pouvant influencer la conception.

Quelques références utilisées dans la recherche actuelle :

Stress et fertilité

Infertility and cortisol: a systematic review — Frontiers in Endocrinology, 2023
Neuroendocrine interactions of the stress and reproductive axes — Frontiers in Neuroendocrinology, 2021

Qualité ovocytaire et vieillissement ovarien

Impact of Oxidative Stress on Age-Associated Decline in Oocyte Developmental Competence — Frontiers in Endocrinology, 2019
The role of oxidative stress in ovarian aging — Journal of Ovarian Research, 2022

Microbiote et fertilité

The impact of the gut microbiota on the reproductive and metabolic endocrine system — Gut Microbes, 2021

Recommandations cliniques

Diagnosis and Management of Infertility: A Review — JAMA, 2021
Evidence-based guideline: unexplained infertility — Human Reproduction (ESHRE), 2023