Peut-on tomber enceinte avec une endométrite chronique ?

Date16 MAR 2026 | FERTILITÉ | rédigé par Sophie Rodriguez

Femme de profil regardant par une fenêtre, symbolisant le doute et l’attente face à une infertilité inexpliquée.

Points essentiels

  • L’endométrite chronique est une inflammation persistante de l’endomètre, souvent silencieuse et difficile à détecter avec les examens habituels, qui peut jouer un rôle dans certains troubles de fertilité.
  • Elle peut altérer la réceptivité endométriale, c’est-à-dire la capacité de la muqueuse utérine à accueillir l’embryon au moment de la nidation.
  • Le diagnostic repose généralement sur une biopsie endométriale, permettant de rechercher des plasmocytes grâce au marqueur CD138.
  • Une fois identifiée et traitée, souvent par antibiothérapie ciblée, les chances de grossesse peuvent s’améliorer, y compris dans certains parcours de FIV.

Peut-on tomber enceinte avec une endométrite chronique ?
Cette question revient souvent dans les parcours de fertilité, car le lien entre endométrite chronique et fertilité reste encore mal compris quand les essais bébé n’aboutissent pas.

Est-ce grave ? Cela se soigne-t-il ? Est-ce que cette inflammation de l’endomètre pourrait expliquer vos échecs d’implantation ou ces mois qui passent sans grossesse ?

Le problème, c’est que l’endométrite chronique reste une pathologie assez mal connue. Certaines femmes se font dire que cela n’a pas vraiment d’importance. D’autres entendent au contraire que cela pourrait jouer un rôle dans leur infertilité.

Alors vous restez avec des réponses floues. Et dans un projet bébé, cette incertitude peut devenir très pesante. Parce que pendant ce temps, les mois continuent de passer.
Dans cet article, je vais vous expliquer simplement ce que l’on sait aujourd’hui sur l’endométrite chronique et son impact possible sur la fertilité et l’implantation de l’embryon.

Mais je vais aussi vous partager ce que je vois très concrètement dans mon cabinet, chez des femmes qui découvrent parfois tardivement que cette inflammation de l’endomètre peut réellement compliquer l’arrivée d’une grossesse.
Voici ce qu’il faut comprendre.

Peut-on tomber enceinte avec une endométrite chronique ?

Oui, c’est possible. Une endométrite chronique n’empêche pas toujours une grossesse, mais elle peut compliquer l’implantation de l’embryon dans l’utérus.

Après la fécondation, l’embryon doit s’ancrer dans la muqueuse utérine pour que la grossesse puisse démarrer. Lorsque l’endomètre est en état d’inflammation chronique, son fonctionnement peut être perturbé. La muqueuse devient parfois moins réceptive, et le dialogue biologique entre l’embryon et l’utérus peut se faire plus difficilement.

C’est pour cette raison que l’endométrite chronique est plus fréquemment observée chez les femmes confrontées à des échecs d’implantation ou à une infertilité inexpliquée.

Cela ne signifie pas qu’une grossesse est impossible, mais simplement que certaines conditions nécessaires à l’implantation peuvent être moins favorables.

Comprendre ce que recouvre vraiment l’endométrite chronique

L’endométrite chronique est une inflammation persistante de la muqueuse utérine, qui peut parfois influencer la fertilité et la capacité de l’endomètre à accueillir un embryon. Contrairement à l’endométrite aiguë, qui provoque douleur et fièvre, cette forme évolue souvent à bas bruit.
Dans la majorité des cas, il n’y a pas de symptôme évident. L’échographie peut paraître normale, l’ovulation correcte… et pourtant l’implantation ne se fait pas.

Avec le recul, on comprend mieux pourquoi. Cette inflammation modifie l’environnement biologique de l’utérus. Autrement dit, une inflammation de l’endomètre peut influencer la fertilité en perturbant le dialogue entre l’embryon et la muqueuse utérine.

Par ailleurs, certaines recherches suggèrent qu’un déséquilibre du microbiote utérin pourrait contribuer au maintien de cette inflammation chez certaines femmes. (Elnashar, 2021 ; Hiratsuka et al., 2025)

Dans ces conditions, l’endomètre peut sembler prêt… alors qu’il ne l’est pas complètement. D’autres paramètres peuvent également influencer l’implantation, comme l’épaisseur de l’endomètre, qui joue un rôle important dans la capacité de la muqueuse à accueillir l’embryon.

Comment diagnostiquer une endométrite chronique ?

Le diagnostic repose généralement sur plusieurs examens complémentaires :

  • Biopsie endométriale : permet d’analyser directement la muqueuse utérine.
  • Recherche de plasmocytes grâce au marqueur CD138 : signe d’une inflammation chronique de l’endomètre.
  • Hystéroscopie : peut révéler des micropolypes ou un aspect inflammatoire de la muqueuse.

Ces examens sont souvent proposés lorsque des échecs d’implantation ou des fausses couches précoces se répètent sans cause évidente.

Symptômes discrets : pourquoi l’endométrite chronique peut passer inaperçue

L’endométrite chronique ne se manifeste pas toujours par des douleurs franches ou des pertes inquiétantes.
Au contraire, elle peut coexister avec des cycles réguliers, une ovulation détectée et un endomètre considéré comme « satisfaisant » à l’échographie.
Et pourtant, certaines femmes ressentent des signaux discrets, souvent minimisés ou attribués au stress :

  • spotting léger plusieurs jours après l’ovulation ou après les rapports
  • tiraillements pelviens discrets en fin de cycle
  • fatigue inhabituelle après l’ovulation
  • températures irrégulières malgré une phase lutéale supposée stable
  • sensation de ne “pas coller au timing” malgré une bonne glaire et des rapports bien placés

En cabinet, j’entends aussi très souvent cette phrase :

« On m’a dit que tout allait bien. Que je devais simplement attendre… ou me détendre. »

Cette fausse assurance, fréquente dans les parcours d’infertilité, finit par désorienter profondément. On commence à douter de ce que l’on ressent. On se demande si ce n’est pas « dans la tête ». Pourtant, les examens de routine ne montrent pas toujours l’état immunitaire de l’endomètre, ni l’équilibre du microbiote utérin, ni la qualité réelle de la réceptivité endométriale.
En pratique, ce sont souvent ces signes discrets qui mettent sur la piste.

Je pense par exemple à une patiente de 36 ans : cycles réguliers, ovulation confirmée, échographies toujours rassurantes… mais spotting systématique avant les règles et fatigue marquée après l’ovulation. La biopsie réalisée plus tard a finalement confirmé une endométrite chronique. Le corps parle souvent bien avant les examens.

Peut-on tomber enceinte avec une endométrite chronique : pourquoi l’implantation bloque

On parle souvent de problèmes d’ovulation, de glaire absente ou de réserve ovarienne faible.
Mais dans certains cas, l’embryon est bien là, au bon endroit, au bon moment… et pourtant il ne s’accroche pas.

Une réceptivité altérée, invisible à l’échographie

La raison peut tenir à ce que l’on appelle la réceptivité endométriale. C’est la capacité de la muqueuse utérine à devenir un “terrain d’accueil” fonctionnel, immunologiquement tolérant, vascularisé et synchronisé avec l’embryon.
Or, l’endométrite chronique altère cette réceptivité à plusieurs niveaux.

Les cellules immunitaires présentes dans la couche fonctionnelle de l’endomètre deviennent plus agressives.
La production de certaines cytokines pro-inflammatoires augmente. Et la vascularisation, pourtant essentielle à l’implantation, se dégrade. Résultat : l’endomètre semble prêt, mais il ne l’est pas. Il devient un sol instable.
Et l’embryon, même de bonne qualité, ne reçoit pas le signal moléculaire de nidation attendu.

Observation au microscope de tissu endométrial inflammé  endométrite chronique et fertilité

Une implantation qui échoue en silence

Dans certains cas, l’implantation échoue dès les premières heures. Dans d’autres, elle réussit temporairement, mais l’embryon décroche quelques jours plus tard, donnant lieu à une fausse couche précoce, souvent considérée comme “aléatoire” ou “naturelle”.

J’ai accompagné plusieurs femmes dans ce cas :
2 FIV, embryons classés A, utérus jugé parfait… mais aucune implantation durable. Après enquête poussée et biopsie CD138, une endométrite chronique a été confirmée. Et surtout : traitée. La grossesse est survenue moins de 3 mois plus tard, naturellement, sans nouveau transfert.

Pour comprendre pourquoi l’endométrite chronique peut bloquer la nidation, il faut regarder ce qui se passe au niveau de la muqueuse utérine. Voici un comparatif entre un endomètre sain et un endomètre inflammatoire tel que je l’observe en cabinet au-delà des examens standards.

Tableau comparatif : Endomètre sain vs Endomètre inflammé

Critère Endomètre sain Endomètre avec endométrite chronique
Réceptivité endométriale Bonne synchronisation entre embryon et endomètre Fenêtre d’implantation perturbée
Inflammation Absente ou transitoire Inflammation persistante
Cellules immunitaires Équilibre immunitaire Présence de plasmocytes (CD138)
Microbiote utérin Flore équilibrée Dysbiose possible
Implantation Implantation possible Implantation plus difficile

Ce que vous voyez ici, aucun examen de routine ne vous le montrera tel quel. Pourtant, ce sont ces paramètres qui, en pratique, font toute la différence entre un cycle fertile… et un cycle où rien ne s’accroche.

Endométrite chronique et FIV : pourquoi l’implantation peut échouer

Dans certains parcours de fertilité, l’endométrite chronique est découverte après plusieurs transferts infructueux. Les embryons obtenus se développent correctement. L’endomètre paraît normal à l’échographie. Le transfert se déroule correctement. Et pourtant… aucune implantation ne se produit.
C’est souvent dans ce type de situation que l’on commence à s’interroger sur l’endomètre lui-même.

Dans les parcours de FIV, l’endométrite chronique est parfois découverte après plusieurs transferts infructueux, lorsque tout semble réuni pour qu’une grossesse démarre, mais que l’embryon ne parvient pas à s’ancrer dans la muqueuse utérine.

La raison est parfois invisible au premier regard. L’inflammation persistante de l’endomètre ne se voit pas forcément aux examens standards. Pourtant, elle peut perturber la réceptivité endométriale, c’est-à-dire la capacité de la muqueuse utérine à accueillir l’embryon au moment de la nidation.

Autrement dit, tout peut sembler prêt… mais le dialogue biologique entre l’embryon et l’endomètre ne se fait pas toujours dans les conditions les plus favorables. Dans certains cas, l’implantation ne se produit pas. Dans d’autres, l’embryon s’implante brièvement, mais la grossesse s’interrompt très tôt, ce qui peut contribuer à certaines fausses couches précoces inexpliquées.

Aujourd’hui, de plus en plus d’équipes de médecine de la reproduction explorent cette piste lorsque des échecs répétés d’implantation surviennent malgré des embryons de bonne qualité.
Cela ne signifie pas que l’endométrite chronique explique toutes les situations d’infertilité. Mais lorsqu’elle est présente, elle peut représenter une pièce importante du puzzle.

Dans ces situations, l’objectif est simplement de restaurer un environnement utérin plus favorable à l’implantation, afin de mettre toutes les chances de son côté pour favoriser la nidation et permettre à la grossesse de s’installer.

Peut-on tomber enceinte avec une endométrite chronique après traitement ?

Oui, c’est possible. Une fois l’endométrite chronique identifiée et prise en charge, de nombreuses femmes parviennent à concevoir. En médecine conventionnelle, le traitement repose le plus souvent sur une antibiothérapie ciblée, prescrite après analyse des bactéries présentes dans l’endomètre. Dans certains cas, il s’agit simplement d’un traitement antibiotique d’environ deux semaines. Plusieurs travaux ont d’ailleurs observé une amélioration des taux de grossesse après traitement antibiotique ciblé (Cicinelli et al., 2018 ; Gu et al., 2023).

Pour beaucoup de femmes, cette étape suffit à rétablir un environnement utérin plus favorable à l’implantation. Dans d’autres situations, cependant, l’équilibre de la muqueuse utérine met un peu plus de temps à se rétablir. L’endomètre est un tissu vivant, sensible à plusieurs paramètres : l’état de la flore vaginale, l’équilibre immunitaire local, l’inflammation de bas grade ou encore le terrain global.

C’est dans cette phase que certaines femmes choisissent d’être accompagnées de manière complémentaire. En naturopathie, l’objectif n’est pas de remplacer la prise en charge médicale, mais de soutenir le terrain afin d’aider l’organisme à retrouver un environnement plus favorable à l’implantation. Selon les situations, plusieurs axes peuvent être travaillés : l’équilibre de la flore vaginale et du microbiote, le soutien de l’immunité locale, la réduction de l’inflammation de bas grade, la qualité des lipides alimentaires ou encore la gestion du stress chronique.

Je pense par exemple à Bérénice, 34 ans, une consultante que j’ai accompagnée il y a quelque temps. Elle était suivie en PMA depuis plusieurs années. Deux FIV, des embryons de bonne qualité, un endomètre toujours jugé “parfait” à l’échographie… et pourtant aucune implantation. Ce qui l’inquiétait surtout était un spotting régulier après l’ovulation, présent depuis longtemps mais jamais vraiment exploré.

Après notre échange, une biopsie endométriale a finalement mis en évidence une endométrite chronique. Une fois le traitement antibiotique réalisé et le terrain soutenu pendant quelques cycles, la situation a évolué favorablement et une grossesse s’est installée.

Ce type de situation rappelle simplement qu’en fertilité plusieurs éléments peuvent intervenir. Parfois, une hypothèse longtemps restée en arrière-plan devient une piste utile dès lors qu’elle est explorée et intégrée dans une prise en charge globale.

Quand les examens sont rassurants mais que le projet bébé avance difficilement

Certaines femmes arrivent en consultation après avoir fait “tout ce qu’il fallait”.
Les examens de base sont rassurants. L’ovulation est bien là. L’endomètre paraît correct à l’échographie. Et pourtant, le projet bébé avance difficilement.

Au fil des mois, un sentiment étrange s’installe. Tout semble normal sur le papier… mais quelque chose ne fonctionne pas comme prévu. C’est souvent dans ces situations que l’on parle d’infertilité inexpliquée. Non pas parce qu’il n’existe aucune cause possible, mais parce qu’aucun facteur évident n’a été identifié dans les bilans classiques.

Dans mon cabinet, ce sont souvent les femmes les plus attentives à leur cycle qui expriment ce décalage. Elles observent leur corps, remarquent des signaux discrets, et sentent qu’il manque peut-être une pièce au puzzle.
L’endométrite chronique fait partie de ces pistes encore peu explorées dans les premiers bilans. Cette inflammation de la muqueuse utérine peut rester silencieuse pendant longtemps, car elle ne provoque ni douleur franche ni anomalie visible à l’échographie.

Pourtant, plusieurs études suggèrent qu’elle pourrait être retrouvée chez 30 à 40 % des femmes présentant des échecs répétés d’implantation ou une infertilité inexpliquée.
Cela ne signifie pas qu’elle soit toujours la cause du problème. Mais lorsqu’elle est identifiée et prise en charge, elle peut parfois apporter une nouvelle lecture du parcours et ouvrir des perspectives qui n’avaient pas encore été envisagées.

Comment j’aborde ces situations en cabinet

Dans les parcours de fertilité, certaines situations restent longtemps difficiles à comprendre.
Les examens peuvent sembler rassurants, les cycles relativement réguliers… et pourtant le projet bébé avance lentement, ou s’interrompt trop tôt.

L’endométrite chronique fait partie de ces pistes parfois discrètes, qui ne sont pas toujours explorées d’emblée mais qui peuvent, dans certains cas, éclairer ce qui se joue au niveau de l’endomètre et de l’implantation.

Lorsqu’elle est identifiée, il devient alors possible de travailler différemment :
traiter l’inflammation, soutenir l’équilibre du microbiote, et restaurer progressivement un terrain plus favorable à la nidation.

Comprendre ce qui se passe dans votre corps ne garantit jamais une grossesse.
Mais cela permet souvent de sortir d’un sentiment d’errance et de remettre de la cohérence dans le parcours.

Et parfois, c’est déjà un grand pas.

Vous vous demandez si une endométrite chronique pourrait expliquer certaines difficultés à concevoir ?

Chaque parcours est différent. Lors d’un échange, nous pouvons reprendre votre histoire, vos examens et vos cycles afin de voir si certaines pistes méritent d’être explorées plus en profondeur.

Cet échange permet simplement de clarifier votre situation et de déterminer si un accompagnement personnalisé pourrait être pertinent pour vous.

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À retenir

  • Oui, une grossesse reste possible en cas d’endométrite chronique, mais cette inflammation peut compliquer l’implantation de l’embryon.
  • Le lien entre endométrite chronique et fertilité mérite d’être exploré lorsque les examens semblent rassurants mais que l’implantation reste difficile.
  • Cette piste n’est pas toujours explorée d’emblée dans les parcours de fertilité, car les examens classiques peuvent rester rassurants.
  • L’endométrite chronique touche directement la réceptivité endométriale, c’est-à-dire la capacité de l’utérus à accueillir l’embryon au moment de la nidation.
  • Dans un projet bébé, l’implantation dépend rarement d’un seul facteur : hormones, immunité locale, microbiote et état de l’endomètre interagissent en permanence.
  • Lorsque l’endomètre reste inflammatoire, cet équilibre peut devenir plus fragile, même si l’ovulation ou les bilans hormonaux semblent normaux.
  • Dans ces situations, l’enjeu n’est pas de “tout recommencer”, mais de comprendre ce qui se passe réellement au niveau de l’endomètre

À noter : questions fréquentes autour de l’endométrite

Certaines questions reviennent très souvent lorsque l’on parle d’endométrite chronique et de projet bébé. Voici les réponses aux interrogations que j’entends le plus souvent.

Peut-on tomber enceinte avec une endométrite chronique ?

Oui, une grossesse reste possible. Cependant, l’endométrite chronique peut perturber la réceptivité endométriale, c’est-à-dire la capacité de l’utérus à accueillir l’embryon au moment de la nidation. Dans certains parcours de fertilité, cette inflammation peut rendre l’implantation plus difficile, même lorsque l’ovulation et les examens hormonaux semblent normaux.

L’endométrite chronique peut-elle affecter la fertilité ?

Oui. L’inflammation persistante de l’endomètre peut modifier l’environnement immunitaire et biologique de la muqueuse utérine. Cela peut perturber le dialogue entre l’embryon et l’endomètre au moment de l’implantation.

L’endométrite chronique peut-elle provoquer des fausses couches ?

Dans certains cas, une inflammation de l’endomètre peut fragiliser les premières étapes de la grossesse. Lorsque des fausses couches précoces se répètent, cette piste peut parfois être explorée pour comprendre si l’environnement utérin joue un rôle.

Quelles sont les causes de l’endométrite chronique ?

Plusieurs facteurs peuvent être impliqués : un déséquilibre du microbiote utérin, certaines infections bactériennes, ou des modifications de l’immunité locale de l’endomètre. Dans certains cas, elle peut aussi apparaître après certaines interventions utérines ou infections gynécologiques.

Sophie Rodriguez
Naturopathe certifiéespécialisée en fertilité & troubles hormonaux à Lyon et en visioconférence.
Certifiée et référencée par la Fédération française de naturopathie (FENA).
Depuis 5 ans, j’accompagne des femmes en conception naturelle et en parcours PMA avec une approche centrée sur la physiologie, la nutrition clinique et l’hygiène de vie, en complément du suivi médical.
Plus de 600 femmes accompagnées
Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation médicale.

Sources et références utiles

Plusieurs travaux de recherche ont étudié le lien entre endométrite chronique, implantation embryonnaire et fertilité. Les données évoquées dans cet article s’appuient sur plusieurs études scientifiques portant sur l’endométrite chronique et la fertilité.

Cicinelli E. et al. (2018)Chronic endometritis in women with unexplained infertility: prevalence and effects of antibiotic treatment
→ Étude montrant une prévalence de 57 % d’endométrite chronique chez des femmes présentant une infertilité inexpliquée, avec une amélioration des taux de grossesse après traitement antibiotique.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29135053/

Cicinelli E. et al. (2015)Chronic endometritis: a frequent cause of repeated implantation failure detected by hysteroscopy
→ L’endométrite chronique est retrouvée chez environ 30 % des femmes avec échecs répétés d’implantation, avec de meilleurs résultats après traitement.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25385744/

Gu J. et al. (2023)Prevalence and treatment outcome of chronic endometritis in women with unexplained infertility
→ Étude rétrospective montrant une prévalence de 52 % et un taux de grossesse clinique de 61 % après traitement.
https://bmcwomenshealth.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12905-023-02499-6

Hiratsuka D. et al. (2025)Association between endometrial microbiota and pregnancy outcomes
→ Travaux récents soulignant le rôle du microbiote endométrial dans l’implantation embryonnaire et les résultats de grossesse.
https://www.nature.com/articles/s41598-025-92906-9

Elnashar A.M. (2021)Role of endometrial microbiome in unexplained infertility and recurrent implantation failure
→ Revue scientifique explorant le lien entre dysbiose utérine, inflammation endométriale et troubles de l’implantation.
https://mefj.springeropen.com/articles/10.1186/s43043-020-00050-3