NATUROPATHE ENDOMÉTRIOSE : L'ACCOMPAGNEMENT HORMONAT
Ventre qui gonfle, fatigue de fond,
bébé qui tarde.
L'endométriose ne s'arrête pas aux règles.
Je relis tout, des premières règles douloureuses au dernier compte rendu, et je vous dis par quoi commencer. Souvent aussi, ce que vous pouvez arrêter d'acheter.
En ligne partout en France et à Lyon.
Trois situations que je retrouve chaque semaine en consultation
01
« Tu as essayé la bouillotte »
Comme si une bouillotte pouvait suffire.
Deux jours pliée en deux, incapable de vous lever, de sortir, d'aller travailler. Des nausées, parfois un malaise. Pour beaucoup, ça a commencé au collège, avec des cours manqués et une mère qui a dû insister pour qu'on cherche plus loin.
Autour de vous, on a mis ça sur le compte de règles « un peu difficiles ». Vous avez fini par le croire vous-même.
Ce n'est pas à vous de vous habituer à souffrir. C'est à votre souffrance d'être entendue.
02
Une échographie normale, et une douleur qui vous cloue au lit
Prises de sang, frottis, échographie : tout est revenu normal.
Pourtant, au milieu du cycle, une douleur vous plie en deux du côté d'un ovaire. À l'examen, le toucher vaginal vous fait crier.
Le mot endométriose finit par tomber, parfois avec une cœlioscopie au programme. Vous repartez avec un nom sur ce qui vous arrive, et à peu près autant de questions qu'avant.
Et une question qui tourne en boucle : comment un examen normal peut-il faire aussi mal ?
03
Votre placard ressemble à une pharmacie bio
Et vous ne savez plus ce qui vous fait du bien.
Il y a eu le sans-gluten, abandonné faute de voir une différence. Le curcuma en gélules, puis dans le lait chaud, puis plus du tout. Une tisane d'achillée commandée un soir à 23 h, après un post Instagram.
Certains mois allaient mieux. La gélule, les vacances, la pleine lune ? Impossible à dire.
Vous aimeriez que quelqu'un fasse enfin le tri, flacon par flacon.
Ce que l'IRM ne dit pas
L'endométriose, c'est du tissu endométrial, celui qui tapisse l'intérieur de l'utérus, qui se développe en dehors : sur le péritoine, sur un ovaire (on parle alors d'endométriome), parfois entre le vagin et le rectum, sur la vessie ou l'intestin. Quand il s'infiltre dans le muscle de l'utérus lui-même, c'est l'adénomyose.
Ces lésions réagissent aux hormones du cycle comme si elles étaient à leur place, et l'inflammation qu'elles entretiennent autour d'elles explique une bonne part des douleurs. D'où ce paradoxe déroutant : une forme dite légère peut empêcher de travailler, quand une forme étendue passe presque inaperçue jusqu'aux essais bébé.
Certaines lésions sont si petites qu'aucune échographie ni aucune IRM ne les repère. Un examen normal ne veut donc pas dire qu'il n'y a rien, et votre gynécologue peut tout à fait évoquer une endométriose, voire commencer à la traiter, à partir de vos symptômes et de son examen clinique. Les recommandations françaises et européennes le prévoient.
Endométriose : ce que vous vivez entre deux règles
On parle beaucoup des règles douloureuses. Chez les femmes que je reçois, ce qui use le plus, c'est souvent tout le reste du mois.
Une douleur qui ne s'arrête pas au ventre
Pendant les règles, aller à la selle devient une épreuve. Pour certaines, la douleur rectale est telle qu'elles font un malaise sur les toilettes. La vessie tire, le bas du dos aussi. Les rapports, on finit par les redouter, puis par les éviter.
Ces douleurs-là, beaucoup de femmes ne les racontent à personne, pas même à leur gynécologue. Racontez-les-lui pourtant, avec précision : l'endroit où vous avez mal l'aide à savoir où chercher.
Et une perte de connaissance n'est jamais « juste l'endo » : elle mérite toujours d'être examinée.
« Le soir, on dirait que je suis enceinte de quatre mois »
Le matin, le jean ferme encore. Le soir, vous déboutonnez tout en rentrant : l'« endo belly », comme on dit sur Instagram. Entre les deux, le ventre a gonflé, s'est tendu, parfois jusqu'à faire mal. Vous prévoyez une tenue plus large certains jours, et vous ne vous regardez plus de profil.
Et puis il y a les diarrhées qui reviennent, ou qui alternent avec la constipation, les crampes, l'urgence de trouver des toilettes dehors. Avant les règles, vous n'osez plus aller au restaurant. Vous mangez moins, vous supprimez des aliments, vous surveillez chaque repas.
Ces symptômes accompagnent souvent l'endométriose, mais d'autres causes digestives existent, et il faut savoir les rechercher. Vous ne voulez pas seulement dégonfler : vous voulez manger, sortir et vous habiller sans anticiper les réactions de votre intestin toute la journée.
Quand les règles emportent vos réserves
Changer de protection toutes les heures, doubler avec une serviette, glisser une culotte de rechange dans votre sac avant chaque réunion.
À force, le fer s'épuise, parfois jusqu'à l'anémie. Un escalier vous essouffle. Vous dormez huit heures et vous vous levez aussi lessivée qu'en vous couchant.
Une ferritine à 20, « dans les normes », chez une femme qui saigne autant chaque mois ? Pour moi, c'est un compte à découvert. Et recharger ne sert pas à grand-chose tant que les pertes continuent : sur ce point, votre gynécologue a son mot à dire.
Fatiguée depuis toujours, et trop vite traitée de douillette
Au travail, vous faites bonne figure. C'est assise dans la voiture, une fois la portière fermée, que tout lâche.
Autour de vous, on parle de flemme. Même après le diagnostic, un proche finit par lâcher que c'est dans votre tête, au motif que vous aviez l'air en pleine forme samedi au barbecue.
Cette fatigue a rarement une seule cause. Inflammation, nuits hachées par la douleur ou par la vessie, réserves à plat, thyroïde paresseuse : je cherche laquelle pèse le plus chez vous avant de toucher à quoi que ce soit.
Plus de règles depuis des mois, et toujours pas la grande forme
Pilule en continu ou implant : les crises se sont calmées, et franchement, c'était une bonne décision. Sauf que certaines choses n'ont pas lu la notice.
Le ventre gonfle après une simple salade. La douleur se rappelle à vous un mardi, sans raison. L'antalgique qui la fait taire vous laisse en coton jusqu'au soir, et vous finissez par choisir entre avoir mal et être opérationnelle.
Un traitement hormonal met la maladie au repos. Votre intestin, vos nuits et vos réserves n'ont jamais fait partie de son cahier des charges. Ils font partie du mien.
Un projet bébé qui prend toute la place
Pour essayer, il a fallu arrêter le traitement. Les douleurs sont revenues avec les cycles, et chaque mois, vous payez le prix d'une chance. Les rapports se calent sur l'ovulation, même quand ils font mal. Un tiraillement dans le ventre, et vous ne savez plus si ce sont les règles qui s'annoncent ou autre chose.
On vous a dit de ne pas trop attendre. Depuis, chaque cycle sans grossesse ressemble à du temps perdu. Faut-il opérer ce kyste, au risque de toucher la réserve ovarienne ? Passer directement en PMA ? Les avis changent d'un médecin à l'autre.
Ce que je fais, c'est croiser ce que personne n'a eu le temps de mettre côte à côte : votre AMH avec votre ferritine, votre phase lutéale avec vos douleurs, le calendrier de la PMA avec celui de vos réserves. Opérer ou stimuler, ce n'est pas moi qui tranche. Mais vous arrivez au rendez-vous avec les bonnes questions. Ce que l'endométriose perturbe dans la fertilité
Quand l'endométriose s'invite dans le projet bébé
Avec l'endométriose, le désir d'enfant peut vite prendre toute la place, dans la vie et dans la tête. Elle connaît ses dates de règles par cœur, surveille ses cycles, attend le bon moment. Puis elle a mal, elle saigne, ou ses règles arrivent alors qu'elle s'était encore autorisée à espérer.
Parfois, elle a déjà été opérée. Parfois, elle est entrée en PMA et doit supporter les traitements, les rendez-vous, les résultats qu'on attend avec le ventre noué. Elle voit des femmes tomber enceintes sans même y penser, pendant qu'elle se demande combien de temps il lui reste, si ses ovaires sont touchés, si elle devra subir une autre opération, si elle sera un jour mère.
Et autour d'elle, il y a toujours quelqu'un pour lui conseiller de ne pas y penser.
Comme si on pouvait arrêter d'y penser sur commande, entre deux tests d'ovulation.
Ce qu'elle ne supporte plus, ce n'est pas seulement d'attendre. C'est de ne pas savoir ce qui se passe dans son corps, ni ce qu'elle peut encore faire pour avancer.
Quand ces femmes arrivent chez moi, elles ont souvent une pochette pleine : échographies, IRM, AMH, compte rendu opératoire. Je commence par un détail que personne ne regarde : la date de chaque prise de sang. Vous seriez étonnée du nombre de progestérones dosées au mauvais jour du cycle, et qu'on a déclarées « basses » pour rien.
Une thyroïde qui traîne des pieds ?
Une TSH « correcte » n'exclut pas des anticorps élevés. Et une thyroïde fatiguée pèse sur l'ovulation comme sur l'énergie.
Une seconde moitié de cycle fragile ?
L'ovulation a bien lieu, mais la progestérone s'essouffle avant les règles. Une température qui redescend trop tôt, des petits saignements quelques jours avant : des indices que je prends au sérieux.
Une inflammation qui ne fait pas de bruit ?
Des douleurs qui persistent hors des règles, une CRP ultrasensible un peu haute : c'est dans ce milieu que l'ovocyte mûrit, puis que l'embryon cherche à s'implanter.
Quand un résultat mérite d'être repris par votre médecin ou votre centre de PMA, je vous le dis, et ça passe avant tout le reste. Ensuite seulement, on s'occupe du terrain, dans un ordre précis : on remet du carburant avant de demander au corps de préparer une grossesse.
Mon obsession : qu'à chaque nouveau cycle, vous sachiez pourquoi vous faites ce que vous faites.
Votre priorité est une grossesse ou un parcours PMA ? L'accompagnement Fertilinat est construit pour ça.
Ce qui bouge en premier
Petite surprise : ce ne sont presque jamais les règles.
- D'abord
Le dîner du vendredi redevient un plaisir
Vous commandez sans calculer ce que votre ventre va en penser, et vous rentrez avec le jean toujours boutonné. Les crises digestives ne disparaissent pas d'un coup, mais vous savez de mieux en mieux ce qui les déclenche, et chaque repas cesse d'être un pari.
- Ensuite
Le réveil sonne, et vous n'avez plus envie de le jeter contre le mur
Quand le fer remonte et que les nuits se recousent, la journée ne se résume plus à tenir jusqu'au soir. Vous rouvrez le livre abandonné page 40, vous ressortez vos baskets. Et il vous reste un peu d'énergie pour autre chose que le canapé.
- Puis
Vos règles ne dictent plus votre agenda
Je ne vous promettrai pas des règles indolores. Mais souvent, la semaine d'avant devient vivable, la douleur s'annonce au lieu de vous tomber dessus, et vous arrêtez de poser deux jours de congé « au cas où ».
- Sur le long terme
Quand un mauvais mois revient, vous savez quoi faire
L'endométriose ne fera pas ses valises, et il y aura encore des mois difficiles. La différence, c'est que vous saurez les lire : ce qui les a déclenchés, ce qui vous aide à remonter, quand appeler votre gynécologue. Et si un projet bébé se présente, votre corps aura des réserves pour l'accueillir.
Ce que je ne vous proposerai pas
- Une liste d'aliments interdits
Sans gluten, sans laitages, sans sucre, sans tomates… J'ai vu des femmes arriver en ne mangeant plus que trois aliments, avec un ventre toujours aussi gonflé. Une éviction peut se justifier, pour une raison précise et le temps de vérifier, puis on réintroduit. Je cherche plus souvent ce qui manque dans l'assiette que ce qu'il faudrait en retirer.
- Du curcuma pour tout
Une gélule pour la douleur, une pour le ventre, une pour la fatigue, et une quatrième pour digérer les trois autres. Certains compléments ont de vraies études derrière eux dans l'endométriose. Ça ne veut pas dire que vous avez besoin de tous, et il m'arrive souvent d'en retirer avant d'en ajouter.
- Une feuille de route photocopiée
Une femme sous pilule en continu qui gonfle à chaque repas et une femme en PMA épuisée par ses saignements n'ont rien à faire avec le même protocole. Le vôtre part de votre histoire.
- Un discours contre votre gynécologue
Pilule en continu, progestatif, implant, chirurgie : ces décisions se prennent avec lui ou avec elle, et je ne vous pousserai jamais à les remettre en cause. Je connais bien ces traitements, justement. Je sais ce qu'ils couvrent, et ce qu'ils laissent de côté.
- La promesse d'une guérison
Vous lirez des récits de femmes « guéries » grâce à un régime miracle. L'endométriose reste une maladie chronique : on peut vivre beaucoup mieux avec, mais aucune plante ni aucune assiette ne la fait disparaître. Je préfère que vous l'entendiez de moi dès le premier échange, plutôt qu'au bout de six mois.
Ma façon de travailler vous parle ?
Ce que disent les femmes que j'ai accompagnées pour une endométriose
Plus de 700 femmes accompagnées • 5/5 sur plus de 200 avis Google

Sophie Rodriguez, naturopathe en endométriose et fertilité
La plupart des femmes atteintes d'endométriose que j'accompagne sont arrivées pour un bébé qui tardait.
Le mot figurait souvent déjà dans leur dossier. Et au fil des séances, le reste est sorti : le ventre, la fatigue, les rapports qu'elles redoutaient sans en parler à personne. J'ai vite compris que je ne pouvais pas m'occuper de leur fertilité en laissant tout ça de côté.
Avant la naturopathie, j'ai dirigé une entreprise. J'en ai gardé une manie : ne rien décider avant d'avoir tout lu, comptes rendus opératoires de douze pages compris. Naturopathe depuis sept ans, je reçois en visio partout en France et au cabinet à Lyon.
Je ne suis pas médecin, et je n'ai aucune envie de jouer à l'être. Je sais en revanche lire un bilan avec vous, et je sais jusqu'où la naturopathie peut aller avec une endométriose. Ce qui me permet aussi de vous dire où elle s'arrête.
L'accompagnement
Deux formats d'accompagnement pour l'endométriose
Même méthode, deux rythmes : l'un pour poser les bases, l'autre pour les situations plus touffues.
En visio partout en France, ou au cabinet à Lyon.
La Boussole
Pour une endométriose diagnostiquée récemment, ou quand vous avez besoin de faire le tri dans tout ce que vous avez déjà essayé.
On reprend tout depuis les premières règles douloureuses : traitements, opérations s'il y en a eu, digestion, sommeil, assiette, bilans. Vous repartez avec vos priorités et un protocole tenable un mardi soir de crise, pas seulement les bons jours.
CE QUI EST INCLUS
- 3 rendez-vous individuels sur 2 à 3 mois
- Une lecture fonctionnelle de vos bilans : bilan martial, CRP ultrasensible, vitamine D, thyroïde, progestérone si un projet bébé est en cours
- Les analyses complémentaires utiles à votre situation, et leur lecture en séance
- Un protocole écrit : alimentation, compléments choisis selon vos bilans, plantes compatibles avec vos traitements, sommeil, activité physique adaptée aux jours de douleur
- Une complémentation ajustée en cours de suivi si nécessaire
500 €
2 à 3 mois d'accompagnement
Paiement en 4 fois possible : 125 € / mois
Le Pilotage biologique
Pour une endométriose installée depuis longtemps, après une ou plusieurs opérations, ou quand plusieurs problèmes se superposent.
Ventre, fer, fatigue, thyroïde, projet bébé : quand tout s'emmêle, on tire un fil à la fois, en suivant ce que vos cycles montrent d'un mois sur l'autre.
CE QUI EST INCLUS
Tout ce qui est dans La Boussole, avec en plus :
- 2 rendez-vous supplémentaires, soit 5 rendez-vous sur 4 à 5 mois
- Plusieurs fronts suivis ensemble : digestion, réserves, énergie, cycles
- Chaque changement installé avant d'en ajouter un autre
- La préparation d'une étape à venir : une opération, l'arrêt du traitement pour un projet bébé, une PMA
700 €
4 à 5 mois d'accompagnement
Paiement en 4 fois possible : 175 € / mois
Boussole ou Pilotage ? Ce n’est pas à vous de le deviner : on tranche ensemble, au premier échange.
Du premier appel au premier protocole
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Étape 1
Vous réservez un appel
Vous choisissez un créneau, et vous répondez à quelques questions : depuis quand vous avez mal, où en est le diagnostic, ce que vous prenez, ce qui vous pèse le plus en ce moment. Je lis tout avant de décrocher.
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Étape 2
On fait connaissance
Vous me racontez où vous en êtes, je vous pose mes questions, et vous me posez les vôtres : sur ma façon de travailler, les tarifs, ce que je ne fais pas. Si votre situation relève d’abord d’un autre professionnel, je vous le dis avant que vous ayez dépensé un euro.
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Étape 3
J'épluche votre dossier
Je reprends tout, des premières règles aux derniers résultats. Un chiffre « normal » m'intéresse autant qu'un chiffre hors normes : la norme dit ce qui est acceptable pour la population, pas ce qui est suffisant pour vous. Votre protocole écrit suit dans la foulée.
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Étape 4
On ajuste
Un mois de crise n'efface pas ce qui a avancé. On lit la tendance sur plusieurs cycles, et on corrige ce qui ne tient pas, sans s'acharner sur ce qui était écrit au départ.
Endométriose : les questions qui reviennent quand on consulte une naturopathe
Est-ce que la naturopathie peut aider à gérer l'endométriose?
Oui : en complément du suivi gynécologique, la naturopathie aide à gérer l'endométriose en travaillant l'inflammation, la digestion, les réserves et le sommeil.
Je ne pose pas de diagnostic et je ne prescris aucun traitement. Dans l'accompagnement hormonat, mon terrain, c'est tout ce qui entoure la maladie, jusqu'à la façon de traverser les jours de crise.
Ma ferritine est normale, mais je suis épuisée : est-ce possible avec une endométriose ?
Oui. La ferritine reflète les réserves en fer, mais elle grimpe aussi en cas d'inflammation : une endométriose active peut afficher une ferritine rassurante sur des réserves en réalité à plat. Une CRP ultrasensible aide à lire ce chiffre.
Je ne prescris pas d'analyses, mais je relis les vôtres et je vous dis quoi demander à votre médecin : ferritine, CRP, vitamine D, bilan thyroïdien avec anticorps.
Quel aliment ne pas manger quand on a l’endométriose ?
Avec une endométriose, aucun aliment n'est interdit à toutes : il n'existe pas de régime endométriose validé. Une alimentation non inflammatoire, de type méditerranéen, reste la plus cohérente.
Légumes, poissons gras, légumineuses, huiles d'olive ; moins d'alcool et de produits ultra-transformés. Le sans-gluten ou une alimentation pauvre en FODMAP soulagent certains ventres très réactifs, pas tous : on les teste sur une durée définie, on ne les adopte pas à vie par principe.
Qu'est-ce qui aggrave l'endométriose ?
Au quotidien, surtout ce qui entretient l'inflammation et l'épuisement : des nuits hachées, des carences jamais corrigées, un intestin irrité, l'immobilité imposée par la douleur. Le rôle des perturbateurs endocriniens est étudié, sans conclusion définitive : limiter son exposition reste raisonnable, sans transformer sa salle de bains en laboratoire.
Sous traitement hormonal, je n’ai plus de règles mais j’ai toujours mal : un accompagnement a-t-il du sens ?
Oui, et je ne vous demanderai pas d'arrêter votre traitement. Des douleurs qui persistent sous traitement méritent d'être signalées à votre gynécologue, qui pourra ajuster la prise en charge.
De mon côté, je travaille ce que le traitement ne couvre pas : l'inflammation de fond, le ventre, le sommeil, les réserves, en choisissant plantes et compléments compatibles avec les hormones. Et si vous envisagez de l'arrêter, pour un projet bébé par exemple, on peut préparer le terrain en amont pour que le retour des cycles soit moins brutal.
Endométriose et désir de grossesse : pouvez-vous m'accompagner ?
Oui, c'est même la situation que je rencontre le plus. Beaucoup de femmes atteintes d'endométriose deviennent mères, naturellement ou avec la PMA.
Si un projet bébé ou un parcours PMA est en cours, c'est l'accompagnement Fertilinat qui prend le relais, en lien avec votre équipe médicale.
Mon ventre gonfle et mon transit est en vrac : endométriose ou intestin irritable ?
Souvent les deux, et c’est ce qui rend le tableau si confus. Le ventre qui gonfle au point de ne plus fermer son pantalon, qu’on appelle parfois « l’endo belly », est très fréquent avec une endométriose, et ses troubles digestifs suivent souvent le cycle. Si ces troubles sont marqués, votre gynécologue peut aussi chercher une atteinte digestive.
Pour démêler le reste, un relevé sur deux ou trois cycles en dit long : quand ça gonfle, après quoi, à quel moment du cycle. C’est souvent par là que je commence, parce que le ventre est l’endroit où l’on gagne le plus vite en confort.
Quel spécialiste aller voir pour l’endométriose?
Pour l'endométriose, le premier interlocuteur est un gynécologue formé à la maladie. Les formes complexes relèvent des centres experts et des filières régionales spécialisées.
Il n'y a pas de « meilleur centre » unique : le bon est souvent celui de votre filière régionale, qui connaît les praticiens formés près de chez vous. Une kinésithérapeute formée aux douleurs pelviennes, un ostéopathe ou un centre de la douleur complètent souvent l'équipe. J'en fais partie, côté terrain, le plus souvent en visio.
Existe-t-il un traitement naturel de l'endométriose ?
Non, et méfiez-vous de qui vous dit le contraire. Aucune approche naturelle ne fait disparaître les lésions. Plusieurs leviers ont en revanche des données encourageantes sur les douleurs et la qualité de vie : l'alimentation, l'activité physique adaptée, certains nutriments quand ils manquent. Ils s'ajoutent au traitement médical.
Curcuma, gingembre, oméga-3 : qu’est-ce qui peut soulager l’endométriose ?
Aucune plante ne fait régresser les lésions de l'endométriose, mais certaines, comme le curcuma, ont des données sur l'inflammation et la douleur. Leur choix dépend de vos bilans et de votre traitement hormonal.
Le curcuma interagit avec certains médicaments, et les plantes dites hormonales, comme le gattilier, ne se prennent pas à l'aveugle sous traitement. En tisane, le gingembre accompagne volontiers les jours difficiles. Côté compléments, oméga-3, magnésium, vitamine D quand elle est basse et fer quand les réserves s'effondrent ont du sens chez beaucoup de femmes.
L'endométriose peut-elle disparaître ?
L'endométriose est une maladie gynécologique chronique : un tissu proche de la muqueuse utérine se développe en dehors de l'utérus, avec des douleurs et parfois une infertilité. Elle touche environ une femme sur dix et se calme en général après la ménopause. Avant, les traitements la mettent au repos et la chirurgie retire des lésions, mais elle peut revenir.
Après une cœlioscopie, comment récupérer ?
Une opération retire des lésions, elle ne remet pas le corps à neuf. Les semaines qui suivent sont souvent marquées par la fatigue et un transit chamboulé : un bon moment pour reconstituer les réserves et soutenir la digestion, en accord avec votre chirurgien.
Si une nouvelle intervention se profile, on peut aussi s'y préparer.
Endométriose : en combien de temps peut-on se sentir mieux?
Quelques semaines pour la digestion et l'énergie, plusieurs cycles pour les règles.
Chaque rendez-vous sert à mesurer ce qui a bougé, plutôt qu'à attendre une date où tout serait réglé.
On me parle aussi d’adénomyose : ça change l’accompagnement ?
Un peu. Dans l’adénomyose, un tissu proche de l’endomètre se loge dans le muscle de l’utérus ; elle accompagne souvent l’endométriose et donne des règles plus abondantes et plus douloureuses.
Le fond de l’accompagnement reste le même, avec une attention plus serrée sur le fer et la fatigue.
Sources
• Haute Autorité de Santé et CNGOF, 2017 : Prise en charge de l'endométriose, recommandations de bonne pratique.
• Haute Autorité de Santé, 2025 : Actualisation de la place des différents examens d'imagerie pour le diagnostic d'endométriose.
• Becker C.M. et al., 2022 : ESHRE guideline: endometriosis, Human Reproduction Open.
• Inserm : dossier « Endométriose ».
• Nirgianakis K. et al., 2022 : Effectiveness of Dietary Interventions in the Treatment of Endometriosis: a Systematic Review, Reproductive Sciences.
Important
La naturopathie est une approche complémentaire. Elle ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement, ni un suivi médical.
Consultez votre médecin ou votre gynécologue avant de commencer un accompagnement, et sans attendre si vos douleurs sont nouvelles ou s'aggravent, si vos saignements sont très abondants, ou en cas de malaise ou de perte de connaissance.
Si vous traversez une période de détresse psychologique, un accompagnement médical ou psychologique doit passer en premier. La naturopathie pourra venir ensuite, quand votre situation le permettra.