NATUROPATHE THYROÏDE : L'ACCOMPAGNEMENT HORMONAT

TSH à 4 et en pleine forme ?
Je vous fiche la paix.

À 1,8 et à plat dès le réveil ? Là, on cherche.

Naturopathe spécialiste de la thyroïde, je fais le tri entre ce qui est établi, ce qui mérite d'être exploré et ce qui relève de la promesse sexy.

En ligne partout en France et à Lyon.

« Votre TSH n'est pas un bulletin scolaire. On ne cherche pas à lui faire obtenir 20/20 : on cherche à comprendre ce qu'elle nous raconte. »

La phrase que je répète le plus en consultation

Trois histoires que j'entends chaque semaine

01

La plus fatiguée de la réunion

Et la seule dont la prise de sang ne trouve rien à redire.

Vous carburez au café jusqu'à midi. Vous perdez le fil de votre propre phrase devant toute l'équipe. Le soir, vous avez juste la force de commander les courses en ligne, et encore.

La thyroïde, vous l'avez soupçonnée la première. On l'a vérifiée : rien à signaler.

02

Surveillée tous les six mois, rassurée jamais

Votre TSH flirte avec la limite haute. Ça n'inquiète personne, sauf vous.

À chaque résultat, vous épluchez les décimales comme un ticket de loto. Entre deux prises de sang, le moindre coup de barre et chaque poignée de cheveux dans la brosse deviennent des pièces à conviction.

Votre sœur est sous Levothyrox depuis ses 30 ans. Vous vous demandez si votre tour approche.

03

Des anticorps, un nom japonais et quarante onglets ouverts

Le mot Hashimoto est tombé un mardi. Le mercredi, vous aviez lu tout Internet.

Sans gluten pour les uns, sélénium pour les autres, régime « anti-inflammatoire » pour un troisième (ça n'existe pas : on parle d'alimentation non inflammatoire), et un forum qui jure que tout vient du foie.

Votre salle de bains s'est remplie de flacons, votre fonction thyroïdienne n'a pas bougé d'un iota.

Mes partis pris sur la thyroïde

1

Il n'existe pas de TSH idéale pour tout le monde

« Votre TSH est à 3,5, il faut absolument la ramener sous 2. » Dit comme ça, hors contexte, c'est une simplification abusive. Une femme sans symptôme, avec une T4 libre normale et sans projet de grossesse, n'est pas dans la situation d'une femme enceinte ou en parcours de PMA. Même chiffre, deux lectures. C'est l'histoire, les antécédents et les résultats précédents qui disent laquelle s'applique.

2

Un symptôme n'est pas un diagnostic

Le raisonnement qui me fait bondir : on part d'une fatigue ou de trois kilos, on en déduit une thyroïde « paresseuse », puis on sort la même ordonnance naturelle pour tout le monde. Une ferritine basse, des cycles perturbés pour une tout autre raison, des nuits en miettes produisent des tableaux voisins. Et parfois, il faut avoir l'honnêteté de le dire, on n'a pas encore d'explication complète.

3

Essentiel ne veut pas dire « à prendre en plus »

L'iode est indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes. Ça ne fait pas du Lugol un petit coup de pouce : une seule goutte à 1 % apporte environ six fois l'apport quotidien recommandé, et un excès peut déclencher ou aggraver une hypo comme une hyperthyroïdie. Avec des anticorps positifs, je ne supprime pas l'iode de l'assiette ; j'évite les apports excessifs et les supplémentations au hasard.

4

La médecine et la naturopathie ne sont pas deux camps

Je déteste cette opposition artificielle. Des femmes m'ont déjà appelée pour remplacer leur Levothyrox par « du naturel » ; je leur ai répondu que ce ne serait pas avec moi. Le traitement compense l'hormone qui manque, et votre médecin en ajuste la dose au fil des contrôles. À côté, tout un terrain attend : réserves, alimentation, sommeil, rythme de vie. C'est lui qui change le quotidien, et c'est mon métier.

5

Vous ne repartirez pas avec dix produits à acheter

Ni avec une nouvelle peur. Beaucoup de femmes arrivent avec plusieurs compléments dont elles ignorent l'utilité, parce qu'on les leur a présentés comme indispensables. La micronutrition et la phytothérapie ont leur place dans mes protocoles quand un manque est mesuré ou qu'un besoin est précis. Ma première consigne ? En arrêter certains. Ensuite, on cible ce qui vous manque, et là, la naturopathie a de quoi faire.

Hypothyroïdie, Hashimoto, Basedow : les situations que j'accompagne

Beaucoup de mes patientes thyroïdiennes n'ont pas de Hashimoto : une TSH qui intrigue, des résultats en dents de scie, une fatigue que rien n'explique. Elles arrivent avec leur pochette de prises de sang sous le bras.

Des anti-TPO sur le compte rendu

Ces anticorps signalent une thyroïdite auto-immune, parfois des années avant que la glande ne ralentisse. Leur dosage relève d'une démarche médicale ciblée, pas d'un réflexe à demander à tout le monde.

Une fois le résultat là, je regarde ce qu'il change pour vous : votre statut en vitamine D, votre digestion, les produits que vous prenez, et ce qui s'est passé juste avant leur découverte, une grossesse par exemple.

Sous lévothyroxine, toujours à plat

Votre dosage est stable, votre forme ne l'est pas. Je commence par l'historique : ce qui a bougé depuis le dernier contrôle, une pilule commencée ou arrêtée, une grossesse, un complément ajouté en route.

Ensuite vient le reste de votre vie, que le comprimé n'a jamais prétendu régler. On en sort avec des questions à porter à votre médecin.

Frilosité, peau sèche, kilos, transit au ralenti

Les grands classiques du ralentissement thyroïdien, au point qu'on les coche un peu vite. Une hypothyroïdie avérée fait surtout retenir de l'eau : quelques kilos tout au plus, rarement les dix installés en trois ans.

Pour ceux-là, résistance à l'insuline, périménopause, fonte musculaire et années de régimes pèsent plus lourd. Thyroïde et prise de poids : est-ce vraiment elle ?

Basedow, hyperthyroïdie, nodules, goitre

Cœur qui s'emballe, mains moites, nuits hachées, poids qui fond sans raison : quand la thyroïde accélère, la prise en charge est médicale avant tout.

Les plantes réputées « freiner » la glande n'ont rien à faire en automédication à côté d'un antithyroïdien. J'interviens sur ce qui use autour : la nervosité, le sommeil, les réserves, l'alimentation.

Thyroïde et désir de grossesse : ce qui change

Elle a fait un bilan avant d'arrêter la pilule, ou au bout de huit mois de tests négatifs. Sur le compte rendu : une TSH à 3,4 et des anti-TPO positifs. Une amie lui a dit de ne pas s'en faire, un forum lui a promis le pire, et son prochain rendez-vous est dans six semaines.

« Est-ce que ma thyroïde va m'empêcher d'être enceinte ? »

La réponse courte est non : on peut tomber enceinte avec une hypothyroïdie. Mais avec un projet bébé, je change de lunettes. Une TSH qui ne m'aurait pas fait lever un sourcil chez une femme sans projet devient un sujet à poser sur le bureau du médecin, sans attendre le contrôle de routine.

Déjà sous Levothyrox ?

Avant de concevoir, on vise souvent une TSH sous 2,5. L'ajustement se cale avec votre médecin dès que le projet se précise.

Des anti-TPO et une TSH normale ?

Ils sont associés à davantage de fausses couches. Votre gynécologue ou votre centre de PMA doit le savoir.

Le test est positif ?

Les besoins en hormones thyroïdiennes augmentent dès les premières semaines. Un contrôle rapide se demande à votre médecin.

Décider d'un traitement ne m'appartient pas. Mon travail consiste à démêler votre bilan avec vous, à noter les questions à poser au médecin, et à préparer votre terrain pendant les mois d'essais.

 

Vous entrez dans le bureau du médecin avec vos questions déjà écrites, et un corps mieux armé pour la suite.

La grossesse est votre priorité numéro un ? Fertilinat est l'accompagnement construit pour ça.

Ce qui bouge en premier

Rarement le chiffre de la prise de sang. D'abord, l'heure à laquelle vous devenez fréquentable.

  • D'abord

Le réveil redevient un réveil

La vitalité revient par petites touches, et c'est au saut du lit qu'on la remarque d'abord. Vous ne traînez plus jusqu'au déjeuner en attendant que la machine veuille bien chauffer.

  • Ensuite

Le brouillard mental se dissipe

Les mots arrivent quand vous en avez besoin, et la réunion de 10 h ne vous laisse plus sur le bas-côté. On mesure le poids de cette lenteur cognitive le jour où elle s'en va.

  • Puis

Le transit se réveille, et le poids suit l'énergie

La constipation desserre son étau. Et quand l'énergie revient, vous en avez enfin assez pour cuisiner, bouger, tenir ce que vous aviez prévu : c'est là que la balance commence à bouger, sans régime de plus.

  • Sur le long terme

Les cheveux prennent leur temps. Les pieds froids, eux…

Une chevelure qui s'éclaircit met des mois à se densifier, il faut de la patience. Quant à la frilosité des extrémités, nez, oreilles, mains et pieds glacés, je vous le dis franchement : c'est ce qui résiste le plus. Gardez les chaussettes en laine.

Vous vous dites « enfin quelqu'un de raisonnable » ?

Elles sont venues pour leur thyroïde

Je ne savais plus trop quoi penser de mes analyses et de cette fatigue qui durait. Avec Sophie, on a repris les résultats, mon alimentation et mon rythme de vie. J'ai enfin compris les différents éléments de mon bilan et je suis repartie avec des pistes concrètes, adaptées à mon quotidien. Ce que j'ai apprécié, c'est qu'elle ne se contente pas de donner des conseils généraux : elle cherche vraiment à comprendre la situation.

Murielle, 36 ans · Fatigue et bilan

J'avais accumulé les compléments après avoir lu beaucoup de choses sur la thyroïde, jusqu'à prendre de l'iode sans vraiment savoir si c'était indiqué. Sophie a pris le temps d'examiner ce que je prenais et de m'expliquer les précautions nécessaires avec mon profil. J'ai pu revoir tout ça de façon plus cohérente avec mon suivi médical. Ça m'a évité de continuer à prendre des produits simplement parce qu'on me les avait présentés comme indispensables. Enfin une naturopathe qui travaille en complément de la médecine !

Karine, 43 ans · Auto-immunité et iode

Entre mon projet bébé et mes anticorps thyroïdiens positifs, je me posais énormément de questions. Sophie m'a aidée à comprendre mon bilan et à identifier les points à approfondir avec mon médecin. Nous avons aussi travaillé sur mon hygiène de vie avec un accompagnement adapté à ma situation. Je me sens aujourd'hui mieux préparée pour la suite de mon parcours et je sais davantage sur quoi me concentrer.

Daniela, 32 ans · Projet bébé

Plus de 700 femmes accompagnées • 5/5 sur plus de 200 avis Google

Sophie Rodriguez, naturopathe endométriose, assise et souriante

Sophie Rodriguez, naturopathe pour la thyroïde, la fertilité et l'équilibre hormonal

Je pense qu'on fait beaucoup trop de promesses autour de la thyroïde.

On laisse croire qu'il existe forcément une cause cachée, et qu'avec le bon complément tout rentrera dans l'ordre. La réalité est moins séduisante, mais plus honnête : certaines anomalies demandent un traitement, d'autres une simple surveillance, et certains symptômes ont plusieurs causes à la fois.

Ce que j'apporte, c'est une lecture. Mettre côte à côte cinq ans de prises de sang, repérer la ferritine qui glisse depuis trois contrôles, l'iode qui arrive par trois produits différents, le symptôme qui colle avec le bilan et celui qui n'a rien à voir. De là sort un plan taillé pour vous. Et chez mes patientes thyroïdiennes, l'énergie et la clarté d'esprit sont les premières à revenir.

L'accompagnement

Deux formats d'accompagnement pour votre thyroïde

Le premier remet de l'ordre. Le second tient la distance quand les sujets s'emmêlent.

En visio partout en France, ou au cabinet à Lyon le lundi.

La Boussole

Pour une TSH qui intrigue, une fatigue qui s'éternise ou un diagnostic tout neuf.

On part de votre histoire thyroïdienne, de vos prises de sang successives et de ce que vous avalez déjà chaque jour, médicaments compris. L'alimentation, le sommeil et votre rythme complètent le tableau. Vous savez ensuite par quoi commencer.

CE QUI EST INCLUS

  • K
    3 rendez-vous individuels sur 2 à 3 mois
  • K
    TSH, T4 libre et anticorps quand ils ont été dosés, remis en perspective avec vos résultats précédents, la ferritine et les vitamines D et B12
  • K
    Les analyses qui manquent, à demander à votre médecin, puis décortiquées en séance
  • K
    Les compléments que vous prenez déjà passés au crible, doses et associations comprises
  • K
    Un protocole : assiette, micronutrition et phytothérapie compatibles avec votre traitement, sommeil, mouvement
  • K
    Des priorités dans l'ordre, pour ne pas tout changer le même lundi

500 €

2 à 3 mois d'accompagnement

Paiement en 4 fois possible : 125 € / mois

Le Pilotage biologique

Pour une thyroïdite auto-immune ancienne, un traitement depuis des années, ou plusieurs fronts ouverts en même temps.

Anticorps, fer au plus bas, cycles déréglés, intestin capricieux, bébé en projet : quand tout se tient, on tire les fils un par un. Les contrôles biologiques rythment le suivi et guident chaque ajustement.

CE QUI EST INCLUS

Tout ce qui est dans La Boussole, avec en plus :

  • K
    2 rendez-vous supplémentaires, soit 5 rendez-vous sur 4 à 5 mois
  • K
    Thyroïde, réserves, cycles et digestion suivis de front
  • K
    Vos analyses de contrôle interprétées à mesure qu'elles tombent
  • K
    Une étape préparée en amont : conception, grossesse, post-partum

700 €

4 à 5 mois d'accompagnement

Paiement en 4 fois possible : 175 € / mois

Je garde volontairement peu de suivis en parallèle : vos résultats, c'est moi qui les épluche, pas un modèle.

On choisit le format au premier échange. Si la grossesse passe avant tout le reste, Fertilinat vous correspondra mieux.

De l'appel au premier protocole

1

Étape 1

Vous prenez un créneau

Le formulaire de réservation vous demande vos derniers chiffres thyroïdiens, votre traitement éventuel et la liste de vos compléments. Je les ai sous les yeux quand je compose votre numéro.

2

Étape 2

On se parle

Depuis quand ça dure, ce qu'on vous a expliqué, ce que vous avez tenté. Si votre situation relève d'abord d'un médecin ou d'un autre professionnel, vous le saurez dès cet appel.

3

Étape 3

J'étale tous vos bilans sur la table

Une TSH prend tout son sens quand on voit sa trajectoire sur plusieurs années. Je remonte l'historique, je croise avec le reste, et je liste les dosages qu'il serait utile d'ajouter.

4

Étape 4

On ajuste au fil des séances

Vos matins, votre tête, vos nouveaux résultats nous disent quoi garder. Ce qui a fait son travail s'arrête.

Thyroïde : vos questions à une naturopathe, entre deux prises de sang

Que peut faire une naturopathe pour ma thyroïde ?

Une naturopathe agit sur tout ce qui permet à vos hormones thyroïdiennes de bien fonctionner : les nutriments dont la glande a besoin (iode, sélénium, fer, zinc), la conversion de la T4 en T3, sa forme active, l'inflammation, le sommeil, et les liens avec vos autres hormones, notamment celles du cycle.

Dans l’accompagnement hormonat, je relis vos analyses de façon croisée, pas valeur par valeur. Le diagnostic et le traitement restent chez votre médecin ou votre endocrinologue. Mon terrain, dans l' , c'est tout ce qui fait qu'à TSH égale, deux femmes ne vivent pas du tout la même chose.

 

Mon Levothyrox pourra-t-il être diminué ou arrêté ?

Ça arrive : un traitement commencé pour une TSH modérément élevée est parfois réévalué par le médecin au fil des contrôles.

Mais c'est lui qui en décide, sur ses critères. Je ne vous le fais jamais miroiter comme un objectif.

Faut-il prendre de l'iode quand on a un problème de thyroïde ?

L'iode sert à fabriquer les hormones thyroïdiennes, et on en trouve dans le sel iodé, les produits de la mer, les laitages et les œufs. Les algues, elles, peuvent en contenir des quantités énormes.

Une carence avérée se corrige, mais en douceur : une thyroïde longtemps privée d'iode a parfois développé des nodules autonomes qu'un apport brutal peut emballer.

Faut-il arrêter le gluten quand on a une thyroïde de Hashimoto ?

Pas systématiquement : le sans-gluten n'a pas fait la preuve de son effet chez toutes les femmes atteintes de Hashimoto. En revanche, la maladie cœliaque est plus fréquente dans ce cas, et un dépistage par prise de sang mérite d'être demandé à votre médecin avant tout changement, car un régime sans gluten fausse le test.

Si le dépistage est négatif, on peut tester une éviction sur une durée définie quand le ventre ou la fatigue le suggèrent, et juger sur des repères précis. Quant au chou et au brocoli, cuits et en quantités normales, ils n'ont rien d'interdit.

Le sélénium est-il utile ?

Certaines études montrent une baisse des anticorps anti-TPO, d'autres moins. Il ne fait pas maigrir, et il ne neutralise pas un excès d'iode.

Sa marge de sécurité est étroite : les noix du Brésil, par exemple, varient beaucoup d'une poignée à l'autre. Je ne le conseille qu'après avoir fait le point.

Je prends un complément pour les cheveux : peut-il fausser mes analyses ?

Oui, s’il contient de la biotine (vitamine B8), ce qui est le cas de la plupart des compléments cheveux-ongles. À forte dose, elle perturbe certaines techniques de dosage et peut donner une TSH faussement basse et des hormones thyroïdiennes faussement hautes, au point de faire croire à une hyperthyroïdie.

Signalez-la au laboratoire et à votre médecin : on l’interrompt en général quelques jours avant la prise de sang, selon leurs consignes.

Sous Levothyrox, ma TSH est équilibrée et je suis toujours épuisée : pourquoi ?

Une TSH dans la cible dit que la dose convient ; elle ne dit pas que tout le reste suit. Ce que je retrouve le plus souvent : une ferritine basse, une vitamine D à plat, des nuits trop courtes, ou un comprimé pris trop près du café, du fer ou du calcium, qui en réduisent l’absorption d’un jour à l’autre.

Si rien de tout ça n’explique la fatigue, on en parle à votre médecin : d’autres pistes méritent d’être vérifiées, et elles relèvent de lui.

Peut-on relancer sa thyroïde naturellement ?

« Relancer » suppose une thyroïde en panne de démarreur, qu'un coup de manivelle suffirait à remettre en route. Quand la glande produit trop peu d'hormones, la compensation passe par un traitement médical.

Ce que je cherche, c'est ce qui pèse dans le tableau : un manque avéré, un apport en iode déraisonnable, un rythme de vie qui épuise. Ça, oui, se travaille.

Mes anticorps sont positifs, mais ma TSH, ma T3 et ma T4 sont normales : ça veut dire quoi?

Que votre système immunitaire s'intéresse à votre thyroïde, sans l'avoir empêchée de travailler pour l'instant. C'est souvent le début d'une thyroïdite de Hashimoto : certaines femmes en restent là des années, d'autres glissent peu à peu vers une hypothyroïdie. D'où les contrôles réguliers de la TSH avec votre médecin, et un point à lui signaler sans attendre en cas de projet bébé.

C'est aussi le moment où le terrain compte le plus : un apport en iode raisonnable, un sélénium vérifié, des réserves en fer et en vitamine D correctes. On ne fait pas disparaître des anticorps sur commande, mais on évite de jeter de l'huile sur le feu.

Quelles plantes pour la thyroïde, et lesquelles éviter ?

Pour la thyroïde, les plantes ne remplacent pas une hormone manquante, mais elles soutiennent ce qui l’entoure : le sommeil, la digestion, l’inflammation, la réponse au stress. Bien choisies, elles changent le quotidien, parce qu’une thyroïde bien traitée n’empêche ni les nuits courtes ni un transit paresseux.

Certaines demandent de la vigilance. Les plantes riches en iode, comme le fucus et les algues, sont à éviter sans avis, et les mélanges « spécial thyroïde » en contiennent souvent sans l’afficher clairement. L’ashwagandha, très à la mode, peut faire bouger les hormones thyroïdiennes : sous Levothyrox, elle ne se prend pas sans en parler à votre médecin.

Je lis l’étiquette entière avant de dire oui à quoi que ce soit, y compris celle du complément cheveux-ongles que vous prenez depuis des mois.

Qu'est-ce qui dérègle la thyroïde ?

L'hypothyroïdie, c'est une thyroïde qui produit trop peu d'hormones, ce qui ralentit l'organisme : fatigue, frilosité, transit lent, cycles perturbés. En France, sa première cause est la thyroïdite de Hashimoto. Viennent ensuite la thyroïdite du post-partum, un excès ou un manque d'iode, certains médicaments comme l'amiodarone ou le lithium.

Le rôle des perturbateurs endocriniens est étudié de près, sans conclusion simple pour l'instant.

En combien de temps voit-on des changements ?

Avec une thyroïde qui fonctionne au ralenti, l’énergie revient à des rythmes différents selon ce qui la freine : quelques semaines quand un manque de vitamine D ou un sommeil haché pèse lourd, environ trois mois quand il faut reconstituer des réserves en fer.

Côté analyses, la patience est de mise aussi : après un changement de dose, la TSH se recontrôle en général au bout de six à huit semaines, le temps que l’organisme s’équilibre, et des anticorps évoluent sur des mois. Un seul prélèvement ne dit donc pas si l’on avance.

C’est pour cela que je suis d’autres repères entre deux prises de sang : votre énergie au réveil, la frilosité, le transit, vos cycles. Ils bougent souvent avant les chiffres, et ils disent si l’on est sur la bonne voie.

Ma thyroïde s’est déréglée après mon accouchement : est-ce que ça va revenir ?

Souvent, oui. La thyroïdite du post-partum passe fréquemment par une phase où la thyroïde s’emballe, puis une phase où elle ralentit, et la plupart des femmes retrouvent une fonction normale dans l’année. Une partie garde une hypothyroïdie durable : d’où l’intérêt des contrôles proposés par votre médecin, et d’en parler avant une prochaine grossesse.

Ces mois-là cumulent tout : des nuits en miettes, des réserves en fer vidées par l’accouchement, parfois l’allaitement. C’est sur ce terrain-là que je travaille avec vous.

Important

La naturopathie est une approche complémentaire. Elle ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement, ni un suivi médical.

Consultez votre médecin avant de commencer un accompagnement, et sans attendre en cas de palpitations, d'amaigrissement inexpliqué, de grosseur dans le cou ou de fatigue qui s'aggrave.

Si vous traversez une période de détresse psychologique, un accompagnement médical ou psychologique doit passer en premier. La naturopathie pourra venir ensuite, quand votre situation le permettra.