En résumé
- ✓ Des bilans hormonaux dans les normes ne garantissent pas une fertilité fonctionnelle.
- ✓ Ovuler, avoir un cycle régulier ou une AMH correcte ne suffit pas à expliquer pourquoi une grossesse ne débute pas.
- ✓ Dans la majorité des cas, ce qui manque n’est pas un examen supplémentaire, mais une lecture croisée du cycle, de la glaire et du terrain.
- ✓ C’est ce décalage entre ce que montrent les chiffres et ce que vit réellement le corps qui explique tant de situations dites « inexpliquées ».
« Tout est normal, pourtant je ne tombe pas enceinte. »
C’est la phrase que j’entends le plus souvent au cabinet.
Vous ovulez. Vos analyses hormonales sont rassurantes.
Le cycle est régulier, parfois parfaitement calé sur le papier.
Et malgré tout, la grossesse ne débute pas.
Cette situation est profondément déroutante, parce qu’elle ne correspond à aucun scénario “classique”.
Elle ne relève ni d’un manque de patience, ni d’un blocage psychologique.
Elle révèle un décalage entre ce que montrent les examens standards et ce que vit réellement le corps.
Quand tout est dit normal sur le papier, mais que rien ne fonctionne dans les faits,
le problème n’est pas toujours l’absence de fertilité.
C’est sa lecture.
Pourquoi des examens médicaux normaux ne suffisent pas toujours à expliquer l’infertilité
Il est important de le dire clairement :
les examens médicaux sont indispensables, et ils jouent un rôle fondamental dans l’exploration de la fertilité.
Ils permettent d’écarter des pathologies, de sécuriser un parcours, et de poser un cadre de surveillance essentiel.
Mais ces examens reposent sur des valeurs de référence et des mesures ponctuelles.
Ils ne sont pas conçus pour analyser la dynamique fine d’un cycle, ni la cohérence entre les différents signaux du corps sur la durée.
Lorsque tout est “normal” sur le plan médical, cela signifie qu’aucune pathologie n’a été identifiée.
Cela ne signifie pas nécessairement que tout fonctionne de manière optimale pour concevoir.
Quand tout est “normal” sur le papier, mais que la fertilité reste bloquée
Pourquoi peut-on ne pas tomber enceinte malgré des bilans normaux ?
On peut ne pas tomber enceinte malgré des analyses hormonales normales, car ces examens évaluent des paramètres isolés à un instant donné. Ils ne mesurent pas toujours la qualité de l’ovulation, la cohérence de la phase lutéale, la glaire cervicale ou le timing réel du cycle, pourtant déterminants pour la fécondation.
“Tout est normal, mais je ne tombe pas enceinte.”
C’est exactement ce que m’a dit Camille, 33 ans, lors de notre premier rendez-vous.
Ses examens étaient rassurants.
Une ovulation présente, une AMH correcte, un cycle régulier, bien suivi sur son application.
Rien, dans ses bilans médicaux, ne permettait d’expliquer pourquoi la grossesse ne débutait pas.
Et pourtant, cela faisait 18 mois qu’elle essayait, sans résultat.
« Je sais que je suis en bonne santé, j’ai fait tous les examens…
mais mon corps ne répond pas. Je ne comprends plus. »
Camille n’est pas une exception.
Dans mon cabinet, près d’une femme sur deux que j’accompagne pour un projet bébé arrive avec cette même phrase :
“tout est normal, mais rien ne se passe.”
C’est précisément ce type de situation que l’on regroupe sous le terme d’infertilité dite “inexpliquée”.
Un mot pratique, mais trompeur.
Car dans la grande majorité des cas que j’observe, rien n’est réellement inexplicable.
Ce n’est pas la fertilité qui manque.
C’est sa lisibilité.
Les examens disent que “tout va bien”, mais ils ne racontent pas comment le cycle fonctionne dans sa globalité, ni comment les signaux s’articulent entre eux au fil du temps.
Résultat : une fertilité qui existe sur le papier, mais qui reste bloquée dans les faits.
Si vous vous reconnaissez dans ce tableau, vous pouvez aussi lire l’article
« Vous ovulez mais vous n’êtes pas enceinte : causes et solutions »,
qui explore plus en détail ce paradoxe du point de vue physiologique.

Pourquoi parle-t-on d’« infertilité inexpliquée » ?
Qu’est-ce que l’infertilité dite « inexpliquée » ?
L’infertilité dite « inexpliquée » désigne une situation dans laquelle les examens standards de fertilité ne mettent pas en évidence d’anomalie, alors qu’aucune grossesse ne survient après plusieurs mois d’essais. Elle correspond à un constat d’absence de cause identifiée au regard des outils habituellement utilisés.
Dans ce contexte, les bilans hormonaux, l’ovulation et la régularité des cycles peuvent apparaître rassurants, sans pour autant permettre d’expliquer pourquoi la grossesse ne débute pas. Le terme « inexpliquée » ne signifie donc pas qu’il n’existe aucun facteur en jeu, mais que les examens réalisés n’ont pas permis d’en objectiver la cause.
Pour approfondir cette notion et comprendre ce qu’elle recouvre concrètement, j’ai détaillé ce sujet dans un article dédié à l’infertilité inexpliquée.
Ce que les examens standards ne croisent jamais entre eux
Les examens de fertilité peuvent être normaux sans grossesse car ils n’analysent pas toujours :
- la glaire cervicale fonctionnelle
- la fenêtre fertile réelle
- la stabilité de la phase lutéale
- la qualité de l’endomètre
- le moment précis des dosages hormonaux
Quand tout est dit normal sur le papier, certains signaux sont pourtant bien présents.
Le problème n’est pas qu’ils soient absents, mais qu’ils ne soient jamais analysés ensemble.
Les examens médicaux observent des paramètres séparément, à un instant donné.
Or, la fertilité repose sur une cohérence d’ensemble, sur des enchaînements précis, sur un tempo.
Pris isolément, aucun de ces éléments n’est alarmant.
Mais c’est leur combinaison, leur synchronisation et leur cohérence qui conditionnent une fertilité réellement fonctionnelle.
C’est précisément là que l’analyse standard atteint ses limites :
elle coche des cases, mais ne lit pas le système.
Ce ne sont pas des détails secondaires, mais des paramètres rarement mis en relation dans les parcours standards.
Quand le problème n’est plus hormonal, mais une question de lecture
À ce stade, une chose devient claire : quand les bilans sont normaux, le problème n’est pas nécessairement hormonal.
Il est méthodologique.
Les données existent, mais elles sont lues en silo, sans cohérence d’ensemble, sans hiérarchie, sans tempo.
On empile des résultats, des dosages, parfois des compléments, sans jamais orchestrer ce que le cycle exprime réellement.
Or, la fertilité ne se résume pas à une ovulation présente ou à un chiffre “dans la norme”.
Elle repose sur une lecture croisée du cycle, de la glaire cervicale, de la phase lutéale, des dosages hormonaux, et du contexte dans lequel tout cela s’inscrit.
C’est précisément ce que j’observe chez Prune, 34 ans.
Cycle régulier, ovulation confirmée, bilans hormonaux rassurants.
Mais une glaire cervicale collante sur une grande partie du cycle, un spotting prémenstruel récurrent, et une phase lutéale instable, jamais mise en lien avec le reste.
Pris séparément, rien d’alarmant. Lus ensemble, ces signaux expliquaient pourquoi la fécondation n’aboutissait pas.
Ce n’est pas un manque d’ovulation.
C’est un manque de lecture.
Lire un cycle de cette manière ne consiste pas à ajouter une piste de plus.
Il s’agit de structurer l’analyse, de hiérarchiser les informations, et de comprendre ce qui, dans leur enchaînement, empêche la fertilité de devenir fonctionnelle.
C’est pour poser ce cadre de lecture que j’ai conçu le bilan de fertilité personnalisé : une première étape pour croiser les données, clarifier la situation, et sortir du flou entretenu par des résultats “normaux” mais isolés.
Pourquoi empiler des solutions naturelles aggrave souvent la confusion

Quand tout est normal sur le papier mais que la grossesse ne vient pas, beaucoup de femmes finissent par ajouter une plante de plus, un complément supplémentaire, un conseil glané ici ou là. Pas parce qu’elles font n’importe quoi, mais parce qu’on leur a laissé croire qu’une équation hormonale complexe pouvait se résoudre avec des astuces isolées.
En pratique, je vois toujours le même mécanisme. Quelques études suggèrent que l’huile d’onagre influence la maturation cervicale, mais ces effets varient selon les conditions physiologiques individuelles (source : meta‑analyse ResearchGate). L’onagre mal utilisée stimule la production de glaire en dehors de la fenêtre fertile réelle, prolonge sa présence après l’ovulation ou la rend moins sélective. Résultat : une glaire visible, mais biologiquement peu fonctionnelle, et une lecture du cycle faussée. Le gattilier inadapté au profil hormonal peut retarder le pic de LH, allonger la phase folliculaire ou créer un décalage entre les marqueurs. L’ovulation semble présente, mais elle n’est plus synchronisée.
À cela s’ajoutent des compléments pris sans stratégie clinique, qui perturbent l’ensemble des signaux du cycle (température, glaire, spotting) et donnent une illusion de régularité sans fertilité fonctionnelle. Et surtout, aucune lecture croisée : juste un empilement de tentatives.
Ce que je constate au cabinet, ce n’est pas un manque d’efforts, mais une perte progressive de lisibilité du cycle, jusqu’à ce que plus rien ne fasse sens. Quand tout est normal mais que vous ne tombez pas enceinte, le problème n’est presque jamais une carence en compléments. C’est un problème de lecture, de structure et de stratégie.
Quand tout est normal… mais que rien ne fonctionne : changer de stratégie
Vous avez passé les examens. Le cycle semble régulier. Les analyses sont dans les clous.
Pourtant, la grossesse ne vient toujours pas.
Ce n’est ni une question de volonté, ni de patience, et ce n’est pas “dans votre tête”.
C’est une limite du système de lecture actuel, qui analyse des données isolées plutôt qu’un terrain fertile dans sa globalité.
“Tout est normal”… sauf le résultat ?
Vous avez passé les examens. Le cycle semble régulier. Les analyses sont rassurantes.
Et pourtant, toujours pas de grossesse…
Fertilinat s’adresse aux femmes qui se retrouvent dans ce décalage, entre ce que montrent les bilans et ce que le corps exprime dans la réalité.
Ce n’est pas un protocole de plus, ni une promesse rapide. C’est un accompagnement structuré, pensé pour comprendre ce qui freine réellement la fertilité et avancer avec méthode, sans se disperser.
Sophie Rodriguez
Naturopathe spécialisée en fertilité féminine et cycles hormonaux à Lyon
J’accompagne des femmes lucides et déterminées à restaurer leur fertilité réelle.
FERTILINAT est une prise en charge individualisée, fondée sur une lecture croisée du cycle, des analyses et du terrain pour celles qui ne veulent plus se contenter d’un “tout va bien”… quand le corps dit l’inverse.


